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Auteur : Don Lorenjy
Lorsque Carl, machine de combat létale et suréquipée, débarque sur Aria pour une mission de sauvetage de cette planète-colonie il n'est psychologiquement encore qu'un enfant. Une pièce de choix pour les Furets qui viennent assaillir son cerveau, alors même qu'il lui faut découvrir ce qu'il fait là, qui il est, et surtout qui il veut devenir. Ses compagnons ont succombé, mais saura-t-il, lui, se rendre maître de son destin et faire le choix d'être un homme ? Aria des brumes est bien plus qu'un magnifique roman de science-fiction, c'est le récit d'une reconquête volontaire de ce qui rend humain... Premier roman de Don Lorenjy, ce texte à la langue magnifiquement maîtrisée promet une belle carrière d'écrivain à son jeune auteur.

J'écoute :

McFly : Tous leurs albums et notamment leur dernier "Radio Active". Et dans le même style Busted, Son of Dork, The Click Five etc. De la pop british, drôle et complétement déjantée. J'aime beaucoup.

Zazie : "Zest of" puisque j'y trouve presque toutes mes chansons préférées.

Benabar : "Infréquentable". Je trouve son dernier album plutôt sympa.

Et encore et toujours Saez : 
ici et

nouveauté :

Charlie Winston "Make way"

Sliimy "Wake up" à découvrir sur my space








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Jeudi 4 juin 2009 4 04 06 2009 10:43

GayClic Collab contre l'homophobie - Lily Allen, Fuck You
envoyé par GayClic. - Regardez la dernière sélection musicale.

Une vidéo de GayCliqueurs ( http://www.GayClic.com ) postée pour la Journée Mondiale Contre l'Homophobie (17 mai 2009) en réponse à la vidéo "Big Fat Gay Collab" de Stevie Bee Bishop.

Song : "Fuck You" by Lily Allen

Une autre vidéo d'internautes :
Par ainsisoisje26 - Publié dans : vidéos
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Lundi 27 avril 2009 1 27 04 2009 14:32

Comme disait la chanson "c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup..." je suis en vacances !
J'aurais dû l'être il y a trois semaines. Mais, pour un tas de raisons (que sur le coup je trouvais légitimes), j'ai reporter ces vacances à maintenant. Il est vrai que sur le coup : début des vacances = équipe réduite à la moitié, absence non prévue, changement de plan pour moi... j'ai cru que c'était pas une mauvaise idée que ça. En plus, ça m'inquiétait un peu de laisser la gestion des périodiques à mon collègues, surtout à cause des factures.
La secrétaire étant elle aussi absente, je savais qu'il n'y aurait pas de garde fou pour rappeler à J. qu'il devait s'occuper des factures. A chaque fois que je m'absente, il me le souk. Sans être méchante, je sais que c'est un travail fastidieux et vraiment ingrat. Enfin bref, j'avais décidé pour raison de service de repousser ces vacances. Je l'ai un peu regretter car mes collègues auraient très bien pu se passer de moi. Ca leur aurait sans doute fait quelques heures de postes en plus, mais elles n'en seraient pas mortes.
C'est dans ce genre d'occasion que je me trouve stupide. A toujours vouloir plaire, être parfaite, être celle qui assure... je me sens conne (comme lorsqu'on dit trop bonne trop conne). Mais, je ne m'en plains pas car c'est bien fait pour moi ! A vouloir me croire indispensable, voilà ce que je récolte. Je suis stupide.
En plus, résultat des courses, je m'entends dire que je suis énervée, rapidement exaspérée... tout ça parce que pour une fois j'ai refusé de prendre en charge le boulot d'une autre collègue, argumentant que j'avais déjà bien suffisamment à faire avec le mien. Il faut dire que nous allons fêter l'anniversaire de notre médiathèque. Et devinez qui a hérité des biblios ? Gagné ! C'est moi.
Sur le coup, j'ai été surprise mais comme je fais toujours ce qu'on me dit de faire (encore et toujours mon besoin de perfection), je m'y suis mise. J'avais pas vraiment envisagé la charge de boulot supplémentaire que cela aller me faire. Car ça a l'air tout simple de faire une biblio... surtout quand les fichiers texte sont correctement fait, que les couvertures des livres sont de même taille, enregistrer au titre etc. Là, chacun à fait comme il voulait et à moi de m'en dépatouiller. Avec certaines personnes, j'ai pu aller leur demander de faire les modifs mais pas à toutes... En plus, étant donné le peu de temps dont je dispose, impossible de faire dans l'originalité, le travail parfait... d'autant plus que je ne suis pas une pro de la communication... j'ai même du mal à trouver des idées... il me faut du temps en fait.
Alors, résultat des courses, je suis super stressée car outre les biblios je dois aussi faire le reste de mon travail. Encore que, la semaine dernière j'ai réussi à dire à mon collègue qu'il devrait s'occuper seul de l'enregistrement des périodiques... ce qui est quelque chose de difficile à faire pour moi (manque d'humilité ?) car j'ai l'impression que l'autre me trouve nulle de ne pas arriver à tout gérer.

Tout ça pour dire que l'arrivée de ma semaine de vacances est une très bonne chose. En plus, j'ai réussi à quitter ma maison pour venir passer quelques jours chez un de mes frères, à Aix en Provence. Manque de bol, pour le moment il fait gris. Hier il a plu toute la journée... je me croyais chez moi. Mais le changement d'air sera, je l'espère, bénéfique.
Voilà. Je vais arrêter là car ma nièce d'un an et demie vient de se réveiller de sa sieste et je vais aller m'occuper d'elle... ça aussi ça me change. Et c'est cool surtout.

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Lundi 6 avril 2009 1 06 04 2009 11:35

Samedi 04 avril 2009, 18h26


"Y'a un côté je l'ai pas chez moi, mais comme je peux rentrer sans payer, c'est un peu comme si !" lance Lucas, 23 ans, venu samedi au Centre Pompidou admirer ses tableaux préférés et profiter du premier jour de gratuité instaurée pour les moins de 26 ans dans les musées.

"Ca égaie la journée !" ajoute, d'un air malicieux, cet étudiant en école de commerce atypique, avec son style hippie et sa longue tignasse bouclée.

"C'est agréable de pouvoir rentrer dans un musée sans se forcer à tout voir, parce qu'on a payé onze euros... Onze euros, pour voir la collection permanente à Beaubourg, c'est affolant !", juge-t-il.

Malgré un soleil éclatant qui invite plutôt à flâner sur les bords de Seine ou aux terrasses des cafés, Lucas a emmené son amie Mélanie admirer deux toiles signées Nicolas de Staël, qu'il trouve "parfaites".

Mais tous deux sont assez critiques envers la gratuité désormais offerte aux jeunes de moins de 26 ans de l'Union européenne et aux enseignants français, dans une cinquantaine de musées et une centaine de monuments nationaux.

"Pourquoi pas les étudiants et les gens à faibles revenus ?", se demande Mélanie, qui vient rarement au musée, et se laisse guider par son copain.

"Je pourrais très bien avoir 24 ans, un boulot et très bien gagner ma vie!", renchérit Lucas, "Ce serait normal que je paie mon ticket, que mon argent contribue à restaurer les oeuvres..."

Depuis plusieurs années le Centre Pompidou invite les moins de 26 ans, qui composent près de la moitié de ses adhérents (20.000 sur 45.000) à découvrir sa collection d'art moderne de façon vivante et ludique.

Ainsi ce samedi et chaque jeudi soir lors de "visites flash", quatre conférenciers leur présentent une oeuvre en dix minutes.

L'un d'eux, Pierre Ryngaert, récuse toute approche "zapping" des oeuvres.

"C'est un rendez-vous avec une image, sur laquelle on se concentre vraiment. C'est une invitation à voir, en préalable à toute forme de savoir".

Ses premiers visiteurs sont deux jeunes Belges de 22 ans, venus voir "l'architecture du Centre Pompidou".

"On ne savait même pas qu'il y avait un musée. Aux caisses, on nous a dit que c'était gratuit alors on est venus, sinon on ne serait jamais entrés", dit Thierry.

La "visite flash", estime-t-il, "c'est plus gai que la visite enregistrée".

Comme son ami, Kristel garde un souvenir "intimidant" des visites scolaires de musées "où il fallait rester silencieux".

Outre ces visites "instantanées", le Centre Pompidou propose des soirées gratuites, les "Jeudi's", où des danseurs ou des musiciens livrent des performances inspirées par les oeuvres d'art.

Après les étudiants en jazz du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris le 9 avril, ce sera le tour, le 14 mai, des danseurs de la Danshögskola de Stockholm.

Et bientôt, une "machine à parcours" proposera des itinéraires adaptés à l'état d'esprit et l'humeur du visiteur : fatigué, amoureux et même "anti-art".

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Lundi 6 avril 2009 1 06 04 2009 11:30

Dimanche 05 avril 2009


A la nuit tombée, Bachar, 15 ans, avec des dizaines d'autres Afghans escalade les murs et les grilles du Square Villemin. En plein centre de Paris, ce jardin public est devenu, chaque nuit, l'ultime refuge pour des dizaines d'exilés, parfois encore enfants.

Sous les toboggans, entre les jeux d'enfants, Bachar, Hassan, Amid, Sakhi, Rohollah et les autres forment des abris de fortune, avec de simples cartons pour résister à une humidité glaciale malgré l'arrivée du printemps. Les chaussures restent dehors.

Pendant que certains s'emmitouflent dans leur sac de couchage sous un ancien kiosque à musique, d'autres conjurent le froid en jouant au foot, sous les fenêtres d'habitants de plus en plus mécontents.

Dimanche, un Afghan est mort et un autre a été blessé lors d'une bagarre dans le square, devenu point de rassemblement pour plus de 300 d'entre eux.

Après la fermeture en 2002 du centre de demandeurs d'asile de Sangatte (nord), des migrants somaliens, kurdes, irakiens, ou encore afghans, toujours plus nombreux, se sont éparpillés en France dans des conditions très précaires.

Ils arrivent épuisés, les poches vides, après avoir dépensé jusqu'à 15.000 euros en passeurs pour traverser l'Iran, la Turquie, la Grèce et l'Italie et avoir subi humiliations et brutalités policières.

"On n'est pas des mendiants. On est parti parce qu'on ne voulait pas mourir, parce qu'il n'y a pas d'avenir en Afghanistan", s'emporte Bachar, dont les parents, frères et soeurs ont été tués quand il avait huit ans. Son oncle a vendu son magasin pour lui permettre de "fuir et survivre".

"On m'avait vanté la France des droits de l'Homme mais regardez ! Vous faites la guerre chez nous et ici, vous ne nous traitez même pas comme des êtres humains", renchérit Hassan.

"Ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes", constate Dominique Bordin, directeur de la protection des mineurs isolés de l'organisation France Terre d'Asile (FTDA) qui a répertorié 683 mineurs étrangers isolés en 2008 à Paris, contre 480 en 2007.

Au point qu'il n'est plus possible d'abriter les dizaines de mineurs qui, chaque soir, se pressent sur une place non loin de là, dans l'espoir d'être hébergés.


"Je ne peux en prendre que 28", regrette Dominique Bordin, entouré de gamins dont certains n'ont que 12 ans. "On a demandé des places supplémentaires mais on nous a dit clairement: pas de nouveau Sangatte à Paris", dit-il. Ce soir-là, à la demande des jeunes, la dernière place est tirée au sort.

Le lendemain matin, ils seront plus de 300 à se succéder, par petits groupes, dans le local d'une association qui leur assure un petit-déjeuner.

Nombreux sont ceux qui vont rester des mois voire des années "dans les couloirs de l'asile", soumis notamment à "des tests osseux" pour prouver qu'ils sont mineurs, explique Laura Brav, de l'antenne psychologique ouverte par Médecin Sans Frontières près du square.

Ils reprendront la route pour le Danemark, la Norvège ou la Suède, mais visent de moins en moins l'Angleterre, devenue difficilement accessible.

"On nie le problème. Mais on ne peut pas à la fois faire la guerre en Afghanistan et ne pas en payer les conséquences migratoires", s'insurge Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile.

Pour lui, "ces migrations ne cesseront pas avant longtemps" et l'Europe, la France se doivent de respecter les droits de l'Homme et les "conventions qu'elles brandissent bien souvent à la face du monde, sous peine d'être considérées comme des faussaires".

Selon le Haut commissariat aux réfugiés, le nombre de demandeurs d'asile afghans dans les pays industrialisés a explosé en 2008 avec une hausse de 85% contre 12% en moyenne pour l'ensemble des migrants.

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Lundi 6 avril 2009 1 06 04 2009 11:27

Par Augustin Scalbert


Un malfaiteur vole une voiture, des policiers le prennent en chasse, ils l'arrêtent, un photographe de presse prend des clichés… Ils l'arrêtent aussi. C'était lundi dernier, dans le centre de Besançon.

Claude Mislin, rédacteur en chef adjoint au quotidien régional L'Alsace-Le Pays et cofondateur du site MaCommune.info (pour lequel il couvrait le fait divers), déclare qu'il a été ceinturé et pris violemment par le cou par plusieurs policiers. Son site raconte ainsi sa mésaventure : 

« Vers 19h45, plusieurs policiers viennent d'arrêter un voleur de voiture après une course-poursuite. La voiture est endommagée et l'auteur présumé du vol est assis par terre, les mains menottées dans le dos. Il n'y a plus de danger. Le journaliste sort son appareil photo et a juste le temps de faire d'assez loin deux images au téléobjectif avant d'être ceinturé par plusieurs policiers, dont au moins un en civil.

Le journaliste, qui a trente ans de métier, décline immédiatement sa profession sans pouvoir interrompre l'action pour le moins musclée des policiers qui ne lâcheront partiellement prise qu'au moment où ils auront réussi à arracher violemment son appareil photo.

Quand le journaliste veut montrer sa carte de presse, on la refuse et on lui réclame sa seule carte nationale d'identité. Se souvenant peut-être que tout le monde peut prendre des photos sur la voie publique et a fortiori un reporter, un des policiers en civil se récrie et accuse le journaliste de ne pas avoir dit qui il était. »

Une « méprise » due au stress ? La version de la police aurait varié

Claude Mislin a ensuite été emmené au commissariat, où on lui a rendu son appareil, sans en effacer les photos. Il a demandé à parler au directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), qui aurait défendu ses troupes en invoquant une « méprise », et mis cette interpellation sur le compte du stress de la BAC après l'arrestation du chauffard.

Le bureau du DDSP ne nous a pas envoyé le communiqué annoncé, a décliné notre demande d'entretien, et n'a pas pris notre second appel.

Ce communiqué invisible pour Rue89, MaCommune.info le cite dans un article. Le DDSP y explique que les policiers auraient ceinturé sans violence Claude Mislin, et que le journaliste

« aurait refusé, sans se présenter et sans raison, de reculer conformément aux consignes de sécurité imposées par les policiers intervenants alors que le chauffard était considéré comme dangereux et connu par les forces de l'ordre pour des faits graves, dont vol avec arme ».

Claude Mislin affirme qu'il n'y avait aucun périmètre de sécurité. Il ajoute qu'un médecin lui a prescrit quatre jours d'interruption totale de travail.

Quatre jours d'ITT pour le journaliste, mais la police n'y serait pour rien

Un communiqué du syndicat Unsa-Police donne une version détaillée et parfois lyrique des faits, qui évoque le « sang froid » des policiers après le « rodéo sauvage » du chauffard. Les policiers ne seraient pour rien dans les quatre jours d'ITT : « Il n'a subi aucune violence […]. Cette personne est repartie ne se plaignant de rien. »

Le journaliste a déposé plainte pour « entrave à la liberté d'expression et du travail » et « violences volontaires ». Le procureur de la République de Besançon a ensuite ouvert une enquête, confiée à la direction régionale de la police judiciaire de Dijon.

De leur côté, les policiers mis en cause -combien ? mystère- annoncent, par l'intermédiaire de l'Unsa, déposer des plaintes individuelles pour « dénonciation calomnieuse ».

Le syndicat national des journalistes (SNJ), parle de « nouvelle bavure » dans un communiqué (qui évoque aussi l'affaire France 3 contre Rue89).

Au mois de décembre, un photojournaliste de l'AFP avait été violemment interpellé par la police alors qu'il couvrait une manifestation lycéenne, à Lyon.

Photo : arrestation d'un chauffard le 30 mars à Besançon (Claude Mislin).

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Lundi 6 avril 2009 1 06 04 2009 11:24

Par Richard Sedillot



L'exposition « Our Body, à corps ouverts » sur laquelle Rue89 avait fait une enquête pourrait être interdite. L'affaire, portée par les associations Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine a été plaidée le 1er avril en référé devant le tribunal de Grande instance de Paris, par maître Richard Sédillot. Voici ses arguments.

Exhibés comme une marchandise spectacle, dix-sept cadavres de jeunes Chinois sont actuellement présentés, à l'occasion d'une bien étrange exposition dénommée « Our Body, à corps ouverts », organisée Boulevard de la Madeleine à Paris.

Montrés comme des curiosités, les corps sont dépecés, disséqués, éviscérés, découpés, innervés. De nombreux visiteurs acquittent la somme de quinze euros pour assister à cette contestable exposition de corps humains dont l'origine reste encore sujette à interrogation. Quelle aurait été la réaction du grand public (et des autorités) si les corps avaient été ceux de ressortissants français ? Peut-on imaginer qu'on n'aurait pas alors tenté d'en déterminer l'origine ? La nationalité chinoise des êtres humains ainsi traités serait-elle une circonstance atténuante de ces manipulations et de leur exhibition ?

Fascination morbide

Aux côtés de ces cadavres conservés selon une technique particulièrement sophistiquée, l'imprégnation polymérique, dont l'organisateur explique qu'elle nécessite des heures de travail, de nombreuses vitrines présentent des organes, eux-mêmes prélevés sur des corps humains : poumons, foies, cœurs, estomacs, reins…

Les visiteurs, qui semblent pour certains fascinés par cette exposition morbide, ont-ils, un instant, imaginé le sentiment qu'ils pourraient éprouver en constatant que le corps d'un de leur proche, en eut-il fait don à la science, a fait l'objet de manipulations pour être ensuite exhibé aux yeux du grand public dans une galerie située sur une grande artère parisienne ?

Se sont-ils posé la question de l'origine de ces cadavres, qui ont été fournis par une fondation située en Chine, alors même que les pratiques judiciaires et carcérales de ce pays sont dénoncées par toutes les organisations de défense des droits de l'homme ?

Des corps de condamnés à mort ?

Se sont-ils demandé si les personnes dont les cadavres sont présentés ont consenti à cette macabre exposition ? Ne sait-on pas ici que, dans de nombreux cas, les parents des suppliciés chinois se plaignent de n'avoir pas pu voir ni recueillir la dépouille de leur proche ?

Selon la tradition chinoise, la mise en terre d'une personne décédée correspond à l'acte le plus sacré de la vie familiale. On peut en déduire à quel point l'exposition de corps sans sépulture peut être traumatisant pour les familles concernées.

Harry Wu, ancien prisonnier politique chinois de 1960 à 1979 et actuellement réfugié aux États-Unis où il œuvre pour les droits des Chinois, explique que les prisonniers sont, en Chine, exploités par l'État de leur vivant, mais que cette exploitation ne cesse pas avec leur mort. Les corps et les organes des prisonniers ou des condamnés à mort font l'objet d'un commerce. Harry Wu reste convaincu que certains des corps présentés à l'occasion d'expositions comparables à celle qui est actuellement organisée à Paris sont ceux de condamnés à mort chinois, il est d'ailleurs parvenu à faire interdire cette exposition dans plusieurs états américains.

Avis négatif du comité consultatif d'éthique

Avant qu'elle ne soit présentée en un lieu privé, à l'Espace Madeleine, la Cité des sciences et le musée de l'Homme avaient été sollicités. Ces deux établissements ont refusé d'ouvrir leurs portes à cette manifestation en raison notamment de l'avis donné par le Comité Consultatif National d'Ethique à son propos.

Selon le Comité, cette manifestation introduit un regard techniciste sur les corps, proposant une approche qui « n'est pas sans rappeler le traitement des cadavres dans les camps d'extermination lors de la dernière guerre ». Il ajoute, dans son avis, que l'exhibition des corps constitue une atteinte à l'identité des individus qu'ils ont été, et donc à leur dignité. Le Comité d'éthique ajoute « il parait donc difficile de considérer qu'une telle exposition satisfait à une vision éthique de la personne humaine ».

Selon le code civil, le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort

L'exposition semble d'ailleurs organisée au mépris des dispositions du code civil (article 16 et suivants) qui prévoient que le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort, que les restes de personnes décédées doivent être traitées avec dignité et décence, que l'atteinte portée à l'intégrité du corps ne peut se concevoir qu'en cas de nécessité médicale. Cette exhibition parait également contrevenir au principe, prévu par le code de la santé publique, qui dispose que le prélèvement d'organes sur une personne dont la mort a été dument constatée ne peut être effectué qu'à des fins thérapeutiques ou scientifiques.

De nombreux intellectuels, dont le directeur de la Maison Auschwitz, le Président de Paris-IV et Marie Darrieussecq se sont élevés contre l'organisation de cette exposition, en signant une pétition restée à ce jour sans effet. L'exposition a accueilli 110 000 spectateurs à Lyon, 35 000 à Marseille et l'organisateur en espère 300 000 à Paris.

Reste enfin l'aspect mercantile de la manifestation. Le droit d'entrée est de quinze euros, le catalogue coûte quinze euros cinquante, et le producteur de l'événement explique qu'il espère en tirer un bénéfice. Que penser dès lors d'une société qui accepte qu'on fasse profit de cadavres, d'organes et des restes de personnes décédées dans des conditions ignorées et qui se trouvent ainsi privées d'une sépulture décente ?

Les associations Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine, que je représente, ont décidé de saisir le tribunal de grande instance de Paris tant leur semblent graves les atteintes portées à certains des droits fondamentaux de la personne humaine. Décision du tribunal le 9 avril.


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Lundi 6 avril 2009 1 06 04 2009 11:20
Par Carole Vann

(De Genève)
Les victimes se comptent par milliers dans le monde. Mais les crimes d'honneur restent un sujet tabou tant en Orient qu'en Occident. Genève a brisé le silence lors d'un colloque le 4 avril. Avec un documentaire saisissant : « Tuée pour l'honneur », de Giawdat Sofi.

Doaa avait 17 ans. Cette toute jeune Kurde d'Irak a été tuée en 2007 à coups de pierres par des hommes déchaînés de son village. Quelqu'un dans la foule a filmé la scène avec son téléphone portable et les images ont fait le tour du monde. A des milliers de kilomètres, Giawdat Sofi, un Kurde irakien arrivé en Suisse dans les années 1980 comme réfugié politique, a décortiqué ce drame dans un documentaire saisissant, « Tuée pour l'honneur », diffusé dans le cadre de l'émission Temps présent (TSR) en août dernier.

La faute de Doaa : elle avait été surprise sous un préau en train de bavarder avec un garçon dont elle semblait amoureuse. S'estimant déshonoré, son oncle a orchestré ce lynchage contre la volonté des parents de la jeune fille. Le film, d'une extrême sobriété, fait éclater au grand jour un thème resté tabou en Orient comme en Occident. Le réalisateur kurde y effectue des va et vient entre Bashika, le village de Doaa, et la Suisse. Au fil des interviews, on comprend que l'Europe est aussi concernée par cette tragédie liée à une mentalité tribale.

Il faut que les gens réalisent « que ces drames existent aussi chez nous et qu'ils doivent oser s'en mêler si cela se passe autour d'eux », explique Anne-Marie von Arx-Vernon, directrice adjointe du centre genevois d'accueil pour femmes Au Cœur des Grottes. Depuis 1997, son équipe a identifié une dizaine de cas liés au crime d'honneur.

« Il est très difficile de se faire une idée du nombre réel. En général, nous avons été averties par les services sociaux. Mais que sait-on des autres, restées séquestrées chez elles ou renvoyées dans leurs pays pour y être tuées ?  »

L'ONU chiffre à 5 000 les victimes de crimes d'honneur par année dans le monde. Un nombre sans doute inférieur à la réalité, comme le rappelle Fabienne Bugnon, directrice de l'Office des droits humains, organisme créé pour veiller à l'application des traités internationaux ratifiés par la Suisse : 

« Ce n'est que la pointe de l'iceberg. Il faut y ajouter tous ceux commis dans le silence. Une femme peut être mutilée, défigurée, assassinée, au nom de l'honneur de la famille, simplement parce qu'elle a parlé avec un homme, sans la présence d'un frère ou d'un père. »

Le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW/CEDEF) a recommandé à la Suisse de s'occuper de ses femmes migrantes, poursuit Fabienne Bugnon. « C'est sous cette égide que nous avons mis en place des projets pour la prévention des mutilations sexuelles et des violences conjugales, et nous nous apprêtons à mener des campagnes de sensibilisation aux crimes d'honneur et aux mariages forcés. »

« Il s'agit d'un phénomène sournois, non quantifiable, contrairement aux mutilations qui sont chiffrables -7 000 cas estimés en Suisse, 1 200 à Genève. D'où la nécessité d'un travail de sensibilisation, auprès du public mais aussi des professionnels -infirmiers, travailleurs sociaux, enseignants- pour leur permettre de détecter les drames possibles. »

Sur le plan légal, l'affaire n'est pas plus simple. « En matière d'asile, si une femme est menacée de crime d'honneur, elle peut être renvoyée chez elle faute de preuves », explique Fabienne Bugnon. « Le problème, c'est que lorsque la preuve est là, il est trop tard, ajoute Anne-Marie von Arx Vernon. Ou alors, on nous répond que le pays d'origine de la personne punit les crimes d'honneur. Mais, dans ces pays-là, les coutumes tribales prédominent sur les lois. »

Et la responsable du Cœur des Grottes de déplorer une attitude peu coopérante de Berne.

« Il faut batailler deux ans pour obtenir un permis humanitaire. Alors que Genève se montre respectueuse des cas que nous soumettons, Berne dit systématiquement non, sous prétexte de manque de preuves. En tant que professionnelles, nous nous rendons vite compte si nous avons affaire à une vraie victime ou pas. Nous savons recouper les récits, vérifier si l'histoire est cohérente. Il faut nous accorder plus de crédit. »

Pour Berne, ces femmes peuvent être renvoyées chez elles si des réseaux sociaux existent sur place.

« Je suis très réservée sur ce genre de renvois conditionnels, encore plus lorsqu'une femme est menacée de crime d'honneur. Quel type de sécurité peut-on réellement lui assurer ? Il est déjà difficile de les protéger ici. Nous avons connaissance de cas où la femme a dû changer de canton pour se cacher. »

Forte de son expérience en Afghanistan, Anne-Marie von Arx Vernon peut toutefois concevoir des cas de jeunes filles réhabilitées chez elles parce qu'elles reviennent avec un métier en main.

« La famille peut alors les voir différemment à partir du moment où elles deviennent un soutien financier et non plus une bouche à nourrir. Mais il faut rester extrêmement prudents. »


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Mercredi 11 mars 2009 3 11 03 2009 19:39
ed. Mijade, 2008

Il m'arrive quelques fois de redonner sa chance à un livre que j'ai moyennement aimé. C'est le cas pour celui-çi, que j'avais trouvé très démago à l'époque. Mais, le sujet était intéressant et du coup, je voulais le relire pour éventuellement avoir un nouvel avis plus positif.
L'histoire est simple : Loïc se suicide parce qu'il ne supporte pas d'être homo. On suit les réactions de Réginald, Philippe et Elsa. Le premier est le parfait hétéro de base, champion du monde des blagues homophobes. Philippe lui est homo et doit faire face à des sentiments contradictoires et nouveaux. Il se sent coupable (vis à vis de ses parents, de LoÎc), il a peur (de la réaction de sa famille, de Réginald et de ses copains) et surtout il doit accepter le fait d'être homo. Quant à Elsa, c'est l'élément positif du trio. Elle est celle qui tourne la tête de tous les garçons, et l'indifférence de Philippe l'attire. Quand elle réalise l'homosexualité de Philippe, au lieu de le rejeter, elle va au contraire l'aider à s'assumer. Notamment grâce aux conseils de son oncle, homo, son confident. Les adultes qu'on rencontre dans cette histoire représentent une sorte de panel des réactions possibles : homophobes, furieux, inquiêts, coupables, honteux... le directeur de l'établissement se montre plutôt à la hauteur lorsqu'il annonce les raisons du suicide de Loïc à ses camarades de classes. Il prône le respect du disparu. Et puis, il y a aussi le prof de français qui dans un premier temps, suite au passage du directeur,  laisse un débat  se faire pendant son cours. Il ose même reprendre un élève qui fait une remarque particulièrement homophobe. Quelques jours plus tard, ce prof donnera à ses élèves une dissert à faire avec pour sujet : "L'homosexualité est un élèment de la vie parmi tant d'autres''. Je trouve dommage qu'il ne fasse pas travailler sa classe sur le sujet avant de lancer cette dissert. En effet, ce roman pourrait être une base plus qu'intéressante pour un travail avec des classes. Il y a des tas de choses à faire pour éclairer les esprits. L'ignorance de l'autre fait peur et conduit à des agissements extrêmes.
Donc, je ne regrette pas d'avoir relu ce livre. Cette fois le plaisir était là.


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Lundi 9 mars 2009 1 09 03 2009 10:44
J'ai envie de nouveau de partager des choses sur ce blog. Je ne sais pas si ce désir va durer mais en tout cas, ça fait plusieurs mois que ça me titille. Alors, ce matin, je cède à la tentation et après avoir fait du ménage sur mon blog, j'écris ce premier post pour 2009, en espérant que ce ne sera pas le dernier... Il faut dire que je me suis beaucoup interrogée sur ce qui ma motivation à tenir un blog. C'est tellement peu moi que je crois que quelque part ça m'a bloqué. Je ne pense pas faire la même chose qu'avant, mais je ne renie pas ce que j'ai fait puisque c'était important pour moi à ce moment là. Pour le moment tout est encore flou alors on verra au fur et à mesure.
Mon éloignement de la blogosphère m'a fait perdre contact avec plusieurs personnes que j'appréciais. Ce que je regrette... alors si vous me lisez (jeanjean, xuol et Ivan) n'hésitez pas et donnez moi de vos nouvelles. Visiblement vos blogs sont soit à l'abandon soit clos...
Bref, pour être honnête je dois avouer que dans la "vraie vie" je me suis aussi éloignée de tous mes amis, ma famille... il est des moments où je me transforme en ours mal lêchée et où je fuis tout le monde. Je m'enferme chez moi, seule. C'estle meilleur moyen, en tout cas pour moi, de me reconstruire, de ne pas souffrir. Je suis réaliste, c'est aussi un moyen facile, lache... mais c'est fini le temps ou je voulais être parfaite. Je me suis épuisée trop longtemps à atteindre cette impossible qualité.

Bien, voilà c'est tout pour le moment...






Par ainsisoisje26 - Publié dans : ainsisoisje26
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 11 2008 09:47

 A quelques jours des élections, cette information serait-elle une manoeuvre politique ?



Les 9 et 12 septembre 2008, Maître Philip J. Berg, avocat à Lafayette Hill (Pennsylvanie) a délivré en nom propre une sommation au sénateur Barrack Hussein Obama et au Democratic National Committee (DNC) pour les enjoindre de prouver le lieu de naissance et la nationalité du candidat.

À l’issue du délai légal, ni le sénateur Obama, ni le DNC n’ayant répondu, ils sont réputés en droit avoir « admis » les hypothèses de Me Berg.

Selon Me Berg, le sénateur Obama n’est pas né le 4 août 1961 à l’hôpital Kapi’olani pour enfants d’Honolulu (Hawaï), mais au Coast Province Hospital de Mombosa (Kenya), alors territoire de la Couronne britannique. Après le remariage de son père avec une Indonésienne, Lolo Soetoro, et leur installation en Indonésie, en 1967, Barack Obama a obtenu la nationalité indonésienne. Il a été enregistré comme tel, sous le nom de Barry Soetoro, à l’école Saint-François d’Assise de Jakarta. À l’âge de 20 ans, il a effectué un voyage au Pakistan, alors interdit d’accès aux ressortissants états-uniens, et y est entré avec son passeport indonésien.
Or l’article 11, section I, de la Constitution des États-Unis stipule que seuls les citoyens nés sur le territoire US sont éligibles à la présidence.

Au regard du Code électoral US, le contrôle de l’éligibilité s’effectue a posteriori, rien n’interdit donc à M. Obama de se présenter au suffrage des États, même si son éventuelle élection doit être invalidée. La cause introduite par Philip J. Berg devant la Cour de Philadelphie a donc été rejetée par le juge R. Barclay Surrick de Pensylvannie, le 24 octobre. Le magistrat a considéré que la plainte du citoyen Berg n’est pas recevable, car il ne peut pas arguer d’un préjudice tant que Barack Obama n’est pas élu.

Le greffier du juge Surrick a rejoint le cabinet Sidley, Austin, qui emploie l’épouse du sénateur Obama. Étrangement, la grosse du jugement (c’est-à-dire le document original) porte les signes d’une transmission par fax depuis un autre fuseau horaire, laissant supposer que le texte a été rédigé dans un autre État, puis transmis par fax et signé par le juge Surrick.

Quoi qu’il en soit, estimant que le sénateur Obama et le DNC ont d’ores et déjà violé plusieurs dispositions du Code électoral, l’avocat a saisi la Cour suprême des États-Unis (Berg v. Obama, n° 08-cv-04083).

Me Philip J. Berg est membre de la conférence anti-impérialiste Axis for Peace.

Voltairenet.org
 Réseau de presse non-alignée

Par ainsisoisje26 - Publié dans : Actus
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