Texte Libre


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L’ONU a décidé de suspendre dès ce soir ses distributions d’aide alimentaire dans la bande de Gaza, faute de carburants. Les stocks d’essence sont épuisés…
C’est la deuxième fois en une semaine que l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) est ainsi acculée. Après avoir épuisé, dans la journée, ses derniers litres de carburant, l’Unrwa devra stopper dès ce soir ses distributions d’aide alimentaire aux quelque 1,5 million d’habitants de la bande de Gaza. Fin avril déjà, l’organisation avait dû suspendre ses distributions pendant quatre jours.
"A long terme, les problèmes humanitaires seront très graves", prédit le porte-parole de l’organisation, Chris Gunness.
Israël a interrompu ses approvisionnements d’essence à la bande de Gaza après une attaque palestinienne, le 9 avril, contre le terminal de Nahal Oz, l’unique point de passage pour les carburants entre la bande de Gaza et son territoire. C’est par ce terminal que transitent les approvisionnements en essence pour les véhicules de l’ONU. Depuis, il n’a été rouvert que par intermittence.
L’Etat hébreux maintient un embargo strict sur la bande de Gaza afin de forcer les combattants palestiniens à stopper leurs tirs quasi-quotidiens de roquettes sur le territoire israélien depuis la zone contrôlée par les islamistes du Hamas depuis juin 2007.
Le 29 avril dernier, plusieurs ONG israéliennes et palestiniennes avaient exhorté Israël à lever les restrictions sur les livraisons de carburants à la bande de Gaza, estimant que toute "sanction collective" contre des civils pourrait être considérée comme un "crime de guerre".
Gilles Halais avec agencesAprès leurs interpellations mardi et mercredi, trois lycéens, dont un mineur âgé de 17 ans, originaires de Barr et de sa région, ont été mis en examen pour dégradations aggravées et provocation à la discrimination raciale. Un placement sous contrôle judiciaire, assorti de plusieurs obligations dont celle de verser une caution afin de rembourser les victimes, a été requis. Lors de leur garde à vue, les trois jeunes gens ont reconnu les faits commis entre la fin mars et la mi-avril dans six communes d'Alsace centrale. Ils avaient notamment tagué « Islam dehors » sur un lieu de prière musulman de Barr.
Pour le procureur de la République de Colmar, Pascal Schultz, ces actes résulteraient d'une idéologie, « fruit d'une bêtise profonde, d'un désoeuvrement certain et d'une inculture patente », notamment historique. Les suspects ont été identifiés par l'intermédiaire d'un site néonazi sur lequel l'un d'entre eux avait posté des photos des tags.
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Ludovic Meignin - ©2008 20 minutes
» DOSSIER SPÉCIAL - Sarkozy, du triomphe au désamour
Certes, ce ne sont pas les plus sceptiques vis-à-vis de son action. Et pourtant : à peine un tiers des 18-24 ans soutiennent la politique de Nicolas Sarkozy. C'est dire l'urgence d'un nouveau pacte avec la jeunesse auquel devra s'atteler le chef de l'État. Formation, éducation, logement, banlieue, emploi… les pistes sont nombreuses et certaines ont déjà commencé à être explorées.
Les 140 000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans formation font ainsi l'objet d'une attention toute particulière. Objectif numéro un : repêcher le plus grand nombre avant qu'il ne verse dans l'exclusion ou la délinquance et favoriser leur insertion professionnelle. Un groupe interministériel, rassemblant notamment l'Éducation nationale, le Travail et la Jeunesse et les Sports, planche déjà sur le sujet.
La secrétaire d'État à la Ville s'est, elle aussi, attelée à la tâche. Outre le dispositif d'école de la deuxième chance qu'elle a commencé à mettre en place depuis le début de l'année, Fadela Amara a présenté, la semaine dernière à Corbeil-Essonnes, son dispositif baptisé «contrat d'autonomie». L'idée : «coacher» individuellement 45 000 jeunes en trois ans en leur offrant un accompagnement habituellement réservé aux cadres supérieurs. Et pour être sûr que cela marche, les cabinets de reclassement privés sélectionnés pour l'opération ne seront payés qu'en cas de succès…
Alors que l'emploi et les conditions de vie apparaissent comme la priorité numéro un des jeunes, ce dispositif devrait être épaulé par des mesures tout aussi concrètes. «Pour que les jeunes trouvent un emploi, il faut aussi favoriser leur mobilité. On pourrait par exemple aider au financement du permis de conduire», suggère un conseiller de Martin Hirsch, le haut-commissaire aux Solidarités actives. Mais pas question pour l'instant d'ouvrir le revenu de solidarité active (RSA, destiné à remplacer à terme le RMI) aux moins de 25 ans.
En revanche, des dispositifs d'aide au logement sont aussi en préparation. Au premier rang : la généralisation du système de garantie des risques locatifs ainsi que la prise en charge du versement des cautions demandées par les propriétaires. Alors que les jeunes ménages peinent à se loger, la mesure pourrait permettre de débloquer les files d'attente. Mais, pour le moment, à l'exception des aides destinées au logement étudiant qui s'inscrivent en forte hausse cette année (+ 11 %), le dispositif ne s'adresse pas spécifiquement aux jeunes.
De la même façon, l'instauration des nouvelles unités territoriales de quartier (Uteq) déployées depuis le mois dernier en Seine-Saint-Denis a été conçue par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, dans le but de rapprocher la police et les citoyens, en premier lieu les jeunes. Si le premier bilan ne pourra être tiré que dans plusieurs mois, une majorité de 18-24 ans semble favorable à la mesure. De quoi les réconcilier avec la police et peut-être un peu avec la justice à l'heure où, après la mise en place des centres éducatifs fermés, Rachida Dati planche désormais sur la réforme de l'ordonnance de 1945 et la délinquance des mineurs.
Ils ont manifesté ce dimanche contre les centres de rétention administrative. Ils sont en grève de la faim à Nanterre. Ils occupent toujours la bourse du travail. Un mouvement important de sans-papiers réclame aujourd'hui sa régularisation.
PARIS (Reuters) - Plus de six Français sur dix (66%) se disent mécontents de la politique menée par Nicolas Sarkozy depuis son élection il y a un an, selon un sondage OpinionWay que publie Le Figaro.
De plus, 62% des personnes interrogées jugent que le chef de l'Etat n'a pas respecté ses engagements de campagne présidentielle et 63% se disent mécontentes de la manière dont il exerce la fonction présidentielle.
Quatre Français sur dix sont satisfaits des réformes engagées par la majorité conduite par Nicolas Sarkozy depuis un an contre 58% de mécontents.
Seul domaine où le chef de l'Etat retrouve une majorité, quoique faible, la manière dont il défend les intérêts de la France à l'étranger: 50% des Français l'approuvent sur ce point contre 48% qui le désapprouvent.
Pourtant, quand on les interroge plus précisément sur les mesures prises ou annoncées par la droite, les sondés sont plus cléments.
Trois mesures seulement passent sous le seuil des 50% d'approbation: la réforme de la carte judiciaire, la création des franchises médicales et l'envoi de renforts militaires en Afghanistan. Elles sont considérées comme une "mauvaise chose" par respectivement 54%, 72% et 72% de personnes interrogées.
En revanche, 84% des sondés pensent que pouvoir disposer plus vite des bénéfices de son entreprise est une "bonne chose", 82% approuvent la réforme des droits de succession, 80% l'instauration de peines planchers ou encore 73% la défiscalisation des heures supplémentaires.
L'étude a été réalisée auprès de 1.005 personnes interrogées en ligne du 30 avril au 2 mai.
Laure Bretton
On n’est pas condamne à l’échec, voilà l’chant des combattants
Banlieusard et fier de l’être, j’ai écrit l’hymne des battants
Ceux qui n’font pas toujours ce qu’on attend d’eux
Qui n’disent pas toujours c’que l’on veut entendre d’eux
Parce que la vie est un combat
pour ceux d’en haut comme pour ceux d’en bas
Si tu n’acceptes pas ça c’est que t’es qu un lâche
Ecoute ce morceau, lève toi et marche
C’est 1 pour les miens, arabes et noirs pour la plupart
Et pour mes babtous (blanc), prolétaires et banlieusards
Le 2, ce sera pour ceux qui rêvent d’une France unifiée
Parce qu’à ce jour y’a deux France, qui peut le nier ?
Et moi je serai de la 2eme France, celle de l’insécurité
Des terroristes potentiels, des assistes
C’est c’qu’ils attendent de nous, mais j’ai d’autres projets qu’ils retiennent ça
Je ne suis pas une victime mais un soldat
Regarde moi, j’suis noir et fier de l’être
J’manie la langue de Molière, j’en maîtrise les lettres
Français parce que la France à colonise mes ancêtres
Mais mon esprit est libre et mon Afrique n’a aucune dette
Je suis parti de rien, les pieds entravés
Le système ne m’a rien donné, j’ai du le braver
Depuis la ligne de départ, ils ont piège ma course
Pendant que les keufs me coursaient, eux investissaient en bourse
J’étais sensé échoué, finir écroué
La peau trouée
et si j’en parle la gorge nouée
C’est que j’ai nagé dans des eaux profondes sans bouée
J’ai le ghetto tatoué, dans la peau, j’suis Rebel comme ekoué
Mais l’espoir ne m’a jamais quitté
En attendant des jours meilleurs, j’ai résisté
Et je continue encore
Je suis le capitaine dans le bateau de mes efforts
J’n'attend rien du système, je suis indépendant
J’aspire à être un gagnant donné perdant
Parce qu’on vient de la banlieue, c’est vrai, qu’on a grandi, non
Les yeux dans les bleus mais des bleus dans les yeux
Pourquoi nous dans les ghettos, eux à L’ENA
Nous derrière les barreaux, eux au sénat
Ils défendent leurs intérêts, éludent nos problèmes
Mais une question reste en suspens, qu’a-t-on fait pour nous même ?
Qu’a-t-on fait pour protéger les nôtres
des mêmes erreurs que les nôtres ?
Regarde c’que deviennent nos petits frères
D’abord c’est l’échec scolaire, l’exclusion donc la colère
La violence et les civières, la prison ou le cimetière
On n’est pas condamnés à l’échec
Pour nous c’est dur, mais ça ne doit pas devenir un prétexte
Par honneur pour ce qu’ont accompli nos parents
On n’peut pas baisser les bras
Malgré les déceptions et les dépressions
Suite à la pression, que chacun d’entre nous ressent
Malgré la répression et les oppressions
Les discriminations, puis les arrestations
Malgré les provocations, les incarcérations
Le manque de compréhension, les peurs et les pulsions
Leur désir, de nous maintenir la tête sous l’eau
Transcende ma motivation
Nourrit mon ambition
Il est temps que la 2ème France s’éveille
J’ai envie d’être plus direct, il est temps qu’on fasse de l’oseille (argent)
C’que la France ne nous donne pas on va lui prendre
J’veux pas brûler des voitures, mais en construire, puis en vendre
Si on est livré à nous même, le combat faut qu’on le livre nous même
Il ne suffit pas de chanter, « regarde comme il nous malmène »
Il faut que tu apprennes, que tu comprennes et que t’entreprennes
Avant de crier « c’est pas la peine ! Quoi qu’il advienne, le système nous freine ! »
A toi de voir ! T’es un lâche ou un soldat ?
Brandis l’épée du courage, entreprends et bats toi !
banlieusard et fier de l’être
On n’est pas condamné à l’échec diplômés, éclairés ou paumés
En 4×4 en tromé (metro), gentils ou chantmé (mechant)
La banlieue a trop chômé, je sais c’que la France promet
Mais que c’est un crime contre notre avenir que la France commet
C’est pour les discriminés, souvent incriminées
Les innocents, qu’ils traînent comme de vrais criminels
On a l’image des prédateurs, mais on est que des proies
Capables mais coupables et exclus de l’emploie
Si j’rugis comme un lion c’est qu’j'compte pas m’laisser faire
J’suis pas un mendiant, j’suis venu prendre c’qu’ils m’ont promis hier
Même s’il me faut 2 fois plus de courage, 2 fois plus de rage
Car y’a 2 fois plus d’obstacles et 2 fois moins d’avantage
Et alors ?! Ma victoire aura 2 fois plus de goût
Avant d’pouvoir la savourer, j’prendrai 2 fois plus de coups
Les pièges sont nombreux, il faut qu’j’sois 2 fois plus attentif
2 fois plus qualifié et 2 fois plus motivé
Si t’aimes pleurer sur ton sort, reste pas à côté d’moi
J’te l répète, je n’suis pas une victime et un soldat
Banlieusard et fier de l’être
On n’est pas condamné à l’échec !
On est condamné à réussir
A franchir les barrières, construire des carrières
Regarde c’qu’ont accompli nos parents
C’qu’ils ont subi pour qu’on accède à l’éducation
Ou serai t-on sans leurs sacrifices ?
Comme Mahmoud pour Thays…..
Bien sur que me travail a du mérite
O combien j’admire nos pères
Manutentionnaire mais fiers
Si on gâche tout est le respect ?
Si on échoué ou est le progrès ?
Chaque fils d’immigré é est en mission
Chaque fils de pauvres doit avoir de l’ambition
Tu peux pas laisser, s’évaporer tes rêves en fumée
Dans un hall enfumé
A fumer des substances qui brisent ta volonté
Anesthésient tes désir et noient tes capacités
On vaut mieux que ça !
Rien n’arrête pas un banlieusard qui se bat
On est jeunes, forts et nos sœurs sont belles
Immense est le talent qu’elles portent en elle
Ce texte je vous le devais
Même si j’l'écris le cœur serré
Et si tu pleures, pleure des larmes de détermination
Car ceci n’est pas une plainte, c’est une révolution !
Vois tu des faibles ici ?
Je ne vois que des hommes qui portent le glaive ici
Banlieusards et fiers de l etre
On est pas condamnes a l echec !
La Chine fait les frais de sa propagande tous azimuts et subit un
retour de flamme sans concession, violent de la part des fers de lance des droits de l’homme comme Amnesty, Reporter sans frontières et une coalition de graphistes qui ont su utiliser
à bon escient les médias internet pour provoquer une résonance graphique cacophonique qui entache et salit les symboles
des jeux Olympiques chinois.
Le but étant, à bon chat bon rat, d’éviter que la Chine ne tire un profit politique de la célébration des jeux Olympiques en tentant de recentrer l’attention internationale sur les nombreux manquements du régime chinois au respect des droits de l’homme. Mission réussie et sans effusion de sang !
Des protagonistes qui ouvrent le feu sur les symboles olympiques de la Chine ?
En plus des habituels groupes contestataires comme Amnesty ou Reporter sans frontières, des particuliers vont appuyer leur combat grâce à une forte présence active sur internet, par le biais de
sites internationaux comme MySpace, Facebook, YouTube et surtout sur le portail de photos Flickr ; sans compter toute une panoplie de gadgets, de podcasts, blogs et autres formes de média
web - véritables armes de persuasion et de subversion rapides, gratuites et redoutables.
Le Darfour, la Birmanie, l’environnement, les droits des travailleurs, les droits des animaux, la peine de mort, la presse, la crise économique y compris les inconvénients liés à l’externalisation des entreprises ou le choix de nouvelles compétences professionnelles en Chine (entreprises off-shore et nearshore en anglais) sont autant de facteurs, de thèmes fédérateurs qui passionnent les internautes.
Un logo mis à feu et à sang
Avant le 8 août, on s’attendait à voir les symboles des Jeux - en particulier celui de la flamme olympique soumise à une attaque tous azimuts.
Avant que ne démarre le relais de la torche, avant la première levée de bouclier qui a émaillé le passage de la flamme
olympique de Londres et de Paris, c’est le logo des jeux Olympiques de Beijing qui a souffert, à grand renfort de logiciels d’images, d’actes de subversion sans nombre transformant l’emblème
officiel des Jeux de Beijing en une mare de sang symbolisant la répression du régime chinois.
Alors que les politiciens, sportifs et membres du CIO critiquent le régime chinois à fleuret moucheté, une armée de graphistes
tout feu tout flamme en font voir trente-six chandelles au pauvre logo chinois. La cacophonie des activistes sur le net est si importante qu’il devient difficile en tapant “jeux Olympiques de
Pékin” sur images.google.fr ou sur Flickr de ne pas tomber sur un logo étriqué, défiguré, criblé de balle ou face à un char d’assaut.
Un logo qui partait pourtant d’un bon principe d’espoir
L’emblème officiel des Jeux est appelé Sceau chinois, la danse de Beijing. Il représente dans un sceau rouge la stylisation de l’idéogramme chinois京 ing, de Beijing.
Le site officiel des Jeux stipule que l’emblème figurant un personnage troué est censé signifier l’hospitalité et les espoirs dont est garante la ville de Beijing ; hélas, au grand désespoir des organisateurs des JO chinois, le symbole pourtant très noble n’a pas fait long feu en Europe. Les graphistes n’ont pas attendu pour défaire le logo de Beijing.
Le plus célèbre d’entre eux a réalisé une planche, mettant en scène un condamné sous le feu d’un peloton d’exécution. Le cadavre sert de pochoir sanglant pour imprégner le mur de sa silhouette. Le symbole chinois y a perdu toute sa substance pacifique et d’espoir ! Impossible, à présent, d’entrevoir ce logo sans se remémorer les signifiants liés à l’exécution, à la mort, au sang et à la violence.
Un autre graphiste
français, Sergenry, assimile le logo au tracé à la craie de la scène d’un crime (crime scene chalk, en anglais). Le slogan implicitement nous désigne le cadavre de l’Esprit des jeux
Olympiques.
Sur le site de Playfair2008, les graphistes assimilent la mascotte chinoise à la sous-traitance surexploitée des ouvrières chinoises. Le mot d’ordre insiste sur le droit des travailleuses : No Medal for the Olympics on Labour Right ("Pas de médaille pour les jeux Olympiques sans les droits des travailleurs").
Toujours sur le thème de la médaille, le groupe World Coalition qui rassemble tous les acteurs engagés pour l’abolition universelle de la peine capitale, associe la médaille d’or au succès édifiant du nombre de peines capitales en Chine. Le slogan Some records must be broken ("Certains records ne sont pas à battre ; pour l’affiche française").
Mais alors, a-t-on tué l’esprit
olympique ?
Tous les acteurs de tous bords cherchent des coupables au crime de lèse-majesté commis contre la flamme olympique de Paris. Untel citera les Chinois, un autre les pro-Tibétains, un tel autre les
activistes des droits de l’homme, mais rarement on a pointé du doigt les membres du CIO.
Pour ma part, je pense que les premiers coupables sont les organisateurs du CIO pour ne pas avoir respecté l’article 2 de la
charte olympique dont je vous soumets un extrait :
"Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine." Cette
simple phrase aurait dû suffire à écarter la candidature de la Chine.
L’esprit des jeux olympiques est mort pour cette année 2008, mais tel un phénix qui a péri sous les flammes, il renaîtra on ne peut mieux en 2012, et vous pouvez en être sur, les organisateurs ne joueront plus avec le feu olympique lorsqu’il s’agira de désigner le prochain pays organisateur des JO.
Serge-Henri Bouvet (Tokyo)L'information a été dévoilée par la télévision publique SVT1, la semaine dernière, dans un documentaire diffusé dans l'émission d'investigation Uppdrag Granskning. Elle a depuis été, selon un des riverains de Rue89 vivant en Suède, "relayée par tous les grands médias, à commencer par Dagens Nyheter et Svenska Dagbladet, les deux grands journaux".
Roué de coups et étranglé
Artémis était le nom d'une l'intervention dans la province d'Ituri, la première opération militaire de stabilisation menée par
l'Union européenne en dehors de ses frontières. La région était en proie à des massacres entre miliciens de plusieurs groupes rivaux, accompagnés d'exactions sur la population civile. La force
européenne avait pour mission de stabiliser la situation, d'améliorer la situation humanitaire, de protéger l’aéroport et les camps de réfugiés de Bunia et, si la situation l’exigeait, d'assurer
la sécurité de la population civile et du personnel des Nations unies et des organisations humanitaires dans la ville. Dix-huit nations participaient à Artémis; la France avait pris la direction
des opérations.
Le documentaire, "Le Destin de Joseph" (lire son résumé en français), réalisé par trois journalistes, présente plusieurs militaires qui dénoncent la passivité de leurs supérieurs face aux violences françaises. Les soldats, anonymes, ne sont pas identifiables à l'écran. L'officier suédois mis en cause a affirmé depuis avoir été prévenu trop tard de ce qui se passait.
"Il arrive encore que je me réveille les nuits en entendant les cris. C´était comme si on étranglait un chat, personne dans le camp pouvait éviter de l´entendre. Celui qui dit qu'il n'a pas entendu parler de ça, il ment."
A minuit, le prisonnier aurait été emmené dans une Jeep, cagoulé. L'équipe de télévision n'a pas pu le retrouver. Ils ont juste
un prénom, Joseph.
Un soldat suédois craint que les Français ne l'aient relâché dans le camp de ses adversaires.
Témoignages contradictoires
L'état-major français a été informé par les suédois de ces accusations l'an dernier, après une plainte déposée en mai. Depuis, des enquêtes préliminaires ont été conduites tant en France qu'en Suède. Les enquêteurs suédois estiment aujourd'hui qu'il est "hautement probable" que les témoignages accusateurs soient solides, et que des méthodes "assimilables à la torture" aient été utilisées. Le porte-parole du ministère suédois de la Défense, Roger Magneraad, a publiquement accusé les soldats français d'avoir "utilisé des méthodes s'apparentant à la torture". Mais on est beaucoup plus prudent en France.
Les autorités françaises reconnaissent qu'un incident a eu lieu, après qu'un congolais se fut introduit une nuit dans le camp militaire. Mais pour le reste, motus. "Nous avons comparé les résultats des enquêtes ces dernières semaines, et nous avons constaté de nombreux éléments contradictoires", commente-t-on au ministère de la Défense.
Les témoignages recueillis divergent "sur les conditions de détention du prisonnier congolais" et notamment sur l'attitude des militaires français. " Il y a des trucs qui ne collent pas, et le général Jean-Louis Georgelin [chef d'état-major français des armées, ndlr], a donc ordonné l'ouverture d'une enquête approfondie" . Une enquête annoncée par un communiqué le 2 avril, confiée à l'inspection des forces en opérations et de la défense du territoire" et qui, compte tenu des divergences, pourrait durer "assez longtemps".
Tu penses quoi ?