Journée normale pour moi. Je ne fais pas la visite au cimétière où repose mon père et ma grand-mère. D'ailleurs, c'est un endroit que je fréquente très rarement. Pour moi ils ne sont pas là-bas. Je n'ai pas besoin d'aller me recueillir sur leur tombe pour penser à eux, continuer à les aimer... Je respecte ceux qui n'agissent pas comme moi. Je sais que ça parait étrange. De même, nous respectons les volontés de mon père et ma grand-mère : pas de fleurs, de stéle ou de signe ostentatoire. Leur tombe est sobre, sans étalage vulgaire de notre amour pour eux. Je sais ça aussi ça choque. J'ai le souvenir d'une amie n'ayant pas pu venir aux obséques de mon père. Elle a été trés choquée par le dénuement de la tombe. J'ai eu beau lui dire que nous obéissions aux volontés des défunts... je pense qu'elle nous trouve irréspectueux envers eux. Peut-être. Peut-être pas. Respecter les volontés de ceux qu'on aime est-ce mal ? Un de mes frères nettoie la tombe régulièrement afin que les mauvaises herbes ne prolifèrent pas.
Pour moi, la perte d'un être cher est affaire de chacun. La douleur se gère au jour le jour, loin du regard des autres. En tout cas ma douleur se gère comme ça. Je me souviens que le jour où mon père est mort, je travaillais à l'époque dans un restaurant. J'ai appris la nouvelle au retour du service de midi. Le soir, je suis allée travailler malgré tout. Je n'ai rien dit à mes patrons. Pas envie de leur pitié, de verser des larmes devant eux... Même s'il était malade depuis 18 mois, que nous savions que c'était sans espoir, le choc a été grand. Il est mort un 28 décembre. Ca a fait 20 ans en décembre dernier.
Je sais que mon père, enfant, a beaucoup souffert de l'hypocrisie entourant la tournée des cimetières le jour de la Toussaint, des critiques émanant de par et d'autres sur les fleurs, les stèles, les visites, les gens...
Pour ma part, le jour où je mourais, je souhaite être incinérer. Je ne veux surtout pas qu'on garde mes cendres, qu'on les disperse ou qu'on les entrepose quelque part. Je veux la paix et que seul mon souvenir persiste... s'il est encore quelqu'un pour se souvenir de moi.
Info du 28 octobre 2005
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France (Société)
L'abbé Pierre se prononce en faveur des couples homosexuels
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Dans un livre paru hier jeudi 27 octobre, Mon Dieu… Pourquoi ? (Plon), l'abbé Pierre évoque en toute franchise ses positions sur le célibat des prêtres, l'ordination des femmes et… les couples homosexuels. L'abbé dit «comprendre» le désir de ces couples de se faire reconnaître par la société et rappelle que son secrétaire, le père Péretti, a contribué à fonder l'association d'homosexuels chrétiens David et Jonathan. La personnalité préférée des Français, qui a aujourd'hui 93 ans, n'est en revanche pas favorable à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe. Il suggère plutôt de parler d'«alliance» car le terme «mariage [...] créerait un traumatisme et une déstabilisation sociale forte». Sur l'adoption d'enfants par des homosexuels, l'abbé Pierre souhaite s'assurer que les enfants ne subissent pas de préjudice psychologique ou social: «ce serait à mes yeux la meilleure raison qui pourrait interdire l'homoparentalité. Car pour le reste, on sait tous qu'un modèle parental classique n'est pas nécessairement gage de bonheur et d'équilibre pour l'enfant».
par Xavier Héraud
Ben voilà la triste constatation de ce lundi d'halloween... je n'ai envie de rien aujourd'hui.
Demain c'est la Toussaint. J'ai appris ce matin que plein de magasins seront ouverts demain. Ca me fait bizarre. Pourquoi les employés de ces magasins n'ont pas droit à un jour férié eux aussi ? C'est vrai quoi avant on s'arrangeait pour faire ses courses la veille histoire de ne pas avoir à courir le lendemain. Depuis quelques années la tendance s'est renversée. Il n'y a que les petits commerçants qui ferment généralement les jours fériés. Je sais que pour ma part je ne vais jamais faire de courses en grande ou moyenne surface ces jours là. Je vais à la boulangerie pour du pain et basta ! Si encore ces jours là il n'y avait que des volontaires ! Mais on sait bien que ça ne fonctionne pas comme ça malheureusement. Enfin je vais pas refaire le monde comme on dit.
Begag pas d'accord avec Sarkozy sur le terme de "racaille"
AFP
30.10.2005 - 21:47
Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, a critiqué indirectement son collègue de l'Intérieur Nicolas Sarkozy en demandant qu'on ne traite pas les jeunes des banlieues difficiles de "racaille".
"Il ne faut pas dire aux jeunes qu'ils sont des racailles, il ne faut pas dire aux jeunes qu'on va leur rentrer dedans et qu'on va leur envoyer la police. Il faut y aller avec une volonté d'apaiser", a déclaré Azouz Begag à France 2.
Le mot de racaille avait été utilisé par le ministre de l'Intérieur lorsqu'il s'était rendu mardi soir à Argenteuil (Val d'Oise) pour vérifier la mise en place du nouveau dispositif contre les violences urbaines. Il avait été l'objet de cris hostiles, ponctués par le jet de projectiles divers.
Interrogé par France 2 pour savoir s'il pensait à Nicolas Sarkozy en disant cela, M. Begag a répondu : Ce sont "des mots que j'ai entendus, je ne sais pas qui les a prononcés".
par ainsisoisje26
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Actus
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