Texte Libre


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Tout cela est très sérieux, et d’éminents scientifiques se sont penchés sur la question.
Ils ont découvert qu’une femme qui fait l’amour produit un certain degré d’hormones oestrogènes, ce qui a comme conséquences de lui donner des cheveux luisants et une peau douce.
Ils nous apprennent aussi qu’il faut faire l’amour lentement, et tendrement, car cela réduit les problèmes de peau, de grains de beauté, les démangeaisons.
Si, en préliminaire à vos ébats amoureux, vous décidez de vous offrir une bonne table bien garnie, avec chandelles et champagne comme il se doit, lorsque ensuite vous ferez l’amour vous allez éliminer plus de calories que celles que vous avez accumulées lors de ce repas d’amoureux.
On pourrait même affirmer sans sourire que la pratique du sexe peut être assimilée à celle d’un sport.
A quand l’amour comme discipline olympique ?
En effet, faire l’amour étire et raffermit chaque muscle de nos corps.
Vous êtes dépressifs ?
Le psychologue américain, Stuart Brody préconise de faire l’amour au lieu de prendre des antidépresseurs.
En effet, la pratique sexuelle génère des endorphines qui, en coulant dans vos veines, vous procureront une sensation de bien-être et d’euphorie, et provoqueront un état de relaxation favorable au sommeil, en combattant le stress.
Faire l’amour est dix fois plus efficace que l’absorption de valium, car le sexe est le tranquillisant le plus sécuritaire au monde.
Embrasser votre partenaire, outre le plaisir que cela procure, a d’autres effets : cela éloigne le dentiste, car la salive nettoie et fait diminuer le niveau d’acide responsable des caries, et prévient contre la plaque dentaire.
De plus, faire l’amour soulage toutes les pressions dans les vaisseaux sanguins du cerveau : c’est donc la réponse idéale que l’on puisse faire à une femme qui prétextant un mal de tête, refuserait une proposition amoureuse.
Faire l’amour a d’autres effets : cela facilite l’écoulement nasal, et c’est efficace contre le rhume des foins et l’asthme.
D’après le Pr Ebrahim, les hommes qui ont au moins trois rapports par semaine, et pendant dix ans, courent deux fois moins de risques d’avoir une attaque cérébrale ou une crise cardiaque.
Cela permettrait de réduire de 15 % le risque de développer un cancer de la prostate.
Pour la femme, la stimulation des tétons et l’orgasme libèrent une hormone appelée ocytocine, bénéfique pour le sein.
Faire l’amour, c’est aussi un excellent exercice pour le muscle cardiaque qui a besoin de travailler pour bien se porter. Pendant les ébats amoureux, les pulsations passent de 75 à 180 à la minute au moment de l’orgasme !
Les ébats amoureux seront-ils un jour remboursés par la Sécurité sociale ?
Et pour ceux qui n’ont pas de partenaires pour célébrer le printemps, je n’ai qu’un conseil : pratiquez l’amour le plus souvent possible car plus vous le ferez, plus on vous fera d’offres.
En effet, les personnes sexuellement très actives sécrètent de grandes quantités de phéromones, et l’odeur dégagée rend l’humain fou de désir, homme autant que femme.
Et puis n’y a-t-il pas meilleur lieu pour soigner une convalescence qu’un grand lit, surtout quand on s’y trouve à deux ?
On vous le disait dès Mai-68 :
« Faites l’amour, pas la guerre ».
Car comme disait un vieil ami africain :
« Là où le cœur est, les pieds n’hésitent pas à y aller ».
A lire, l’excellent bouquin du Dr Michel Meignant, amourologue, L’Amour thérapie, paru aux éditions Buchet Chastel.
Une version présidentielle et virtuelle de Big Brother ? Ou l’application d’une vieille loi qui interdit toute insulte à l’égard du président de la République ?
Selon Le Journal du dimanche, Nicolas Princen, normalien et HEC de 24 ans, irait travailler à l’Élysée pour une mission particulière dans le pôle internet de l’équipe présidentielle.
Il serait l’adjoint de François de La Brosse, le réalisateur de Télé-Sarko et du site internet de l’Élysée au service de communication dirigé par Franck Louvrier.
Il serait chargé de surveiller la blogosphère sur tout ce qui a un rapport avec le président Nicolas Sarkozy et traquer les fausses rumeurs.
Cette décision, si elle était confirmée, serait une réponse importante aux nombreux buzz qui mettaient en scène à de nombreuses reprises Nicolas Sarkozy.
On peut se rappeler le sommet franco-russe où on laissait entendre que Nicolas Sarkozy était ivre alors qu’il ne semblait qu’essoufflé après un léger retard.
On se rappelle aussi les fameuses scènes auprès des marins-pêcheurs du Guilvinec ou au Salon de l’agriculture.
Les nombreux écrits anti-sarkozystes qui s’en prennent contre la personne, la vie personnelle, etc., au lieu de l’affronter sur le plan des idées et des mesures gouvernementales, pourraient aussi être la cause de cette professionnalisation de la veille présidentielle.
Il serait cependant malheureux d’envisager une sorte de police virtuelle qui engagerait des actions en justice à l’encontre de tout blogueur qui ferait (même volontairement) de la désinformation sur Nicolas Sarkozy.
En effet, le président de la République, quel qu’il soit, est la figure politique majeure de la France et, par conséquent, il ne peut être que la cible de ses opposants, même si, parfois, des attaques sont de mauvais goût.
La tradition française du fou du roi, des saltimbanques, traduite par exemple à la télévision avec l’ancien Bébette Show ou Les Guignols de l’info, reste un élément majeur qui participe à la liberté d’expression en France.
La démocratie est un bloc qui ne saurait être réduit même partiellement.
Vigilance donc.
Même si Robert Mugabe a toutes les chances de remporter l’élection présidentielle du 29 mars, Arnold Tsunga, président de la Zimbabwe Human Rights Association et vice-président de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’homme (FIDH) estime qu’il reste un tout petit espoir d’évincer le dictateur. Rencontre à Genève avec l’une des dernières voix critiques au Zimbabwe.
Constamment menacé de mort, Arnold Tsunga a été arrêté, emprisonné et torturé. Alors que des élections présidentielles, législatives et municipales sont prévues pour le 29 mars, il nous a confié:
"Notre devise est: n’agonise pas, organise-toi!"
Plus facile à dire qu’à faire dans un pays au bord de l’asphyxie: la répression contre les opposants politiques et la société civile est féroce, quatre personnes sur cinq vivent en dessous du seuil de pauvreté, l’inflation atteint 100000% et un quart de la population a fui vers les pays voisins. Malgré ce scénario catastrophe et une tentative ratée de réforme de la constitution, Arnold Tsunga garde une lueur d’espoir que les élections puissent être libres. Il accuse Mugabe de condamner l’opposition à mourir de faim et la communauté internationale de se laisser berner par sa propagande.
Avant les élections, l’opposition et la société civile réclamaient une nouvelle constitution, mais celle-ci n’a pas été promulguée. Pourquoi?
Nous avions mis beaucoup d’espoir dans la médiation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), sous la houlette du président sud-africain Thabo Mbeki, mais nous avons été très déçus. L’une de ses tâches principales était de proposer une nouvelle constitution -ce qui a été fait, mais nous n’avons pas été consultés et le projet de constitution n’a pas été soumis au parlement. Mbeki n’a pas été un intermédiaire honnête, il a entouré son initiative de mystère et n’y a pas associé la société civile.
Pourquoi?
Parce que Thabo Mbeki considère que l’actuel chef de l’opposition, Morgan Tsvangiray, ne ferait pas un bon président, alors qu’il a les faveurs de la majorité des Zimbabwéens. Mais c’est un syndicaliste et ceci n’a pas l’heur de plaire à l’Afrique du Sud qui, en plus, considère qu’il n’a pas assez de diplômes. Mbéki accorderait sa confiance au Zanu-PF (le parti de Mugabe, ndlr) parce que c’est le pendant zimbabwéen de l’ANC sud-africaine.
Dans ce contexte, à quoi vont servir les élections?
Probablement à rien. Mais il faut quand même qu’elles aient lieu, au cas où Mugabe, tout à coup, leur permettrait d’être libres. Car Simba Makoni, l’ancien Ministre des finances, actuellement dans l’opposition, pourrait créer un clivage à l’intérieur de l’organe de gestion des élections, de l’armée et des services de sécurité. Il y a une forte division au sein du Zanu-PF, le parti de Mugabe dont Makoni est toujours membre. Et une telle division pourrait ouvrir la voie à Morgan Tsvangiray, le candidat du peuple. C’est une toute petite chance, car le mot "défaite" n’appartient pas au vocabulaire de Robert Mugabe. Mais il ne faut pas la rater.
Les violations des droits de l’homme sont légions au Zimbabwe, mais lesquelles vous paraissent les plus graves?
L’utilisation de la nourriture comme instrument de contrôle politique. Mugabe manipule la distribution alimentaire par les agences internationales pour condamner l’opposition à mourir de faim. Et les gens périssent en masse. Le Programme alimentaire mondial (PAM) s’appuie sur les gouvernements locaux, mais ceux-ci sont contrôlés par le gouvernement et n’approvisionnement que leurs sympathisants! Le mieux serait que le PAM distribue lui-même la nourriture, mais il n’a pas les moyens de le faire. Un autre grave problème, c’est la violence et la torture organisées -perpétrées par l’Etat- et la répression systématique des défenseurs des droits de l’homme, ceux qui essaient de donner leur voix à ceux qui n’en ont pas.
Et quelle est votre situation personnelle?
Elle s’est légèrement améliorée depuis que j’ai été nommé directeur de la division Afrique de la Commission internationale des juristes, car cela me donne plus de visibilité. Mais auparavant, j’ai été arrêté, emprisonné et torturé et je continue à subir des menaces de mort, tout comme les autres défenseurs. Surtout à chaque fois que nous allons à l’aéroport, d’ailleurs.
Justement, venir au Conseil des droits de l’homme de l'ONU à Génève, est-ce une chance ou un risque pour vous?
Les deux. D’un côté, cela augmente notre visibilité, ce qui nous protège. Mais de l’autre, ça rend le gouvernement fou de colère et nous ne savons pas ce qui nous attend à notre retour. Mais j’ai de la chance d’être un avocat. La situation des femmes, et des étudiants ordinaires, qui ne savent pas utiliser les voies juridiques, est nettement pire. C’est pour cela que nous les aidons. Les enfants comptent parmi les principales victimes de la mauvaise gouvernance de Mugabe.
Quelle est leur situation?
L’espérance de vie au Zimbabwe est la plus faible du monde : 34 ans pour les femmes et 36-37 pour les hommes. 4000 à 5000 personnes meurent chaque semaine faute de nourriture, de soins médicaux, de travail et de logement. Pour les enfants, c’est un désastre et le pays a le taux le plus élevé d’orphelins par habitants. Il y a beaucoup de familles gérées par les enfants eux-mêmes. Quand les parents meurent, les filles sont responsables de leur fratrie. Pour survivre, elles n’ont pas d’autre choix que de mendier et se prostituer. Et souvent elles finissent dans les mailles du trafic d’êtres humains en direction de l’Afrique du Sud et des pays européens. Privés de nourriture, d’école et d’emplois, pour les enfants c’est l’enfer sur terre!
D’où peut venir le changement?
D’abord des Zimbabwéens eux-mêmes, qui doivent chercher une transition pacifique. L’Union africaine et la communauté internationale ont échoué parce que la propagande de Mugabe affirme que les problèmes ne sont pas dus à sa mauvaise gouvernance, mais à l’antagonisme du Royaume Uni, notamment. Et sa propagande marche à fond.
Mais personne n’y croit en Occident!
Pas si sûr. Beaucoup pensent que les problèmes du Zimbabwe ont commencé en 2000, avec la réforme agraire. Pas du tout! Ils ont commencé en 1997, quand Mugabe a envoyé des troupes en RDC, ce qui a saigné complètement le pays. En 1999, les vétérans ont commencé à manifester contre Mugabe et pour les calmer, il a donné à chacun d’entre eux une récompense de 50000 dollars US -une petite fortune. S’en est suivi le "vendredi noir", où le dollar zimbabwéen a commencé à se déprécier fortement, ce qui a entraîné une pénurie de nourriture et généré des émeutes. Le mouvement constitutionnel national, le mouvement syndical et l’opposition sont nés à ce moment là.
En février 2000, Mugabe a organisé un référendum sur la nouvelle constitution et il a perdu. Pour apaiser la colère des gens, il a lancé la fameuse réforme agraire, qui consistait à réquisitionner les terres des Blancs et à les donner aux Noirs. Mais cela a été un désastre, car c’était très mal géré. Nous disons que c’était une "difforme" agraire, pas une réforme. Mais sa propagande affirme que c’est à ce moment là qu’ont commencé les problèmes du pays, à cause de l’hostilité de la communauté internationale et du Royaume Uni. C’est faux.
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