

| Août 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||

La Chine fait les frais de sa propagande tous azimuts et subit un
retour de flamme sans concession, violent de la part des fers de lance des droits de l’homme comme Amnesty, Reporter sans frontières et une coalition de graphistes qui ont su utiliser
à bon escient les médias internet pour provoquer une résonance graphique cacophonique qui entache et salit les symboles
des jeux Olympiques chinois.
Le but étant, à bon chat bon rat, d’éviter que la Chine ne tire un profit politique de la célébration des jeux Olympiques en tentant de recentrer l’attention internationale sur les nombreux manquements du régime chinois au respect des droits de l’homme. Mission réussie et sans effusion de sang !
Des protagonistes qui ouvrent le feu sur les symboles olympiques de la Chine ?
En plus des habituels groupes contestataires comme Amnesty ou Reporter sans frontières, des particuliers vont appuyer leur combat grâce à une forte présence active sur internet, par le biais de
sites internationaux comme MySpace, Facebook, YouTube et surtout sur le portail de photos Flickr ; sans compter toute une panoplie de gadgets, de podcasts, blogs et autres formes de média
web - véritables armes de persuasion et de subversion rapides, gratuites et redoutables.
Le Darfour, la Birmanie, l’environnement, les droits des travailleurs, les droits des animaux, la peine de mort, la presse, la crise économique y compris les inconvénients liés à l’externalisation des entreprises ou le choix de nouvelles compétences professionnelles en Chine (entreprises off-shore et nearshore en anglais) sont autant de facteurs, de thèmes fédérateurs qui passionnent les internautes.
Un logo mis à feu et à sang
Avant le 8 août, on s’attendait à voir les symboles des Jeux - en particulier celui de la flamme olympique soumise à une attaque tous azimuts.
Avant que ne démarre le relais de la torche, avant la première levée de bouclier qui a émaillé le passage de la flamme
olympique de Londres et de Paris, c’est le logo des jeux Olympiques de Beijing qui a souffert, à grand renfort de logiciels d’images, d’actes de subversion sans nombre transformant l’emblème
officiel des Jeux de Beijing en une mare de sang symbolisant la répression du régime chinois.
Alors que les politiciens, sportifs et membres du CIO critiquent le régime chinois à fleuret moucheté, une armée de graphistes
tout feu tout flamme en font voir trente-six chandelles au pauvre logo chinois. La cacophonie des activistes sur le net est si importante qu’il devient difficile en tapant “jeux Olympiques de
Pékin” sur images.google.fr ou sur Flickr de ne pas tomber sur un logo étriqué, défiguré, criblé de balle ou face à un char d’assaut.
Un logo qui partait pourtant d’un bon principe d’espoir
L’emblème officiel des Jeux est appelé Sceau chinois, la danse de Beijing. Il représente dans un sceau rouge la stylisation de l’idéogramme chinois京 ing, de Beijing.
Le site officiel des Jeux stipule que l’emblème figurant un personnage troué est censé signifier l’hospitalité et les espoirs dont est garante la ville de Beijing ; hélas, au grand désespoir des organisateurs des JO chinois, le symbole pourtant très noble n’a pas fait long feu en Europe. Les graphistes n’ont pas attendu pour défaire le logo de Beijing.
Le plus célèbre d’entre eux a réalisé une planche, mettant en scène un condamné sous le feu d’un peloton d’exécution. Le cadavre sert de pochoir sanglant pour imprégner le mur de sa silhouette. Le symbole chinois y a perdu toute sa substance pacifique et d’espoir ! Impossible, à présent, d’entrevoir ce logo sans se remémorer les signifiants liés à l’exécution, à la mort, au sang et à la violence.
Un autre graphiste
français, Sergenry, assimile le logo au tracé à la craie de la scène d’un crime (crime scene chalk, en anglais). Le slogan implicitement nous désigne le cadavre de l’Esprit des jeux
Olympiques.
Sur le site de Playfair2008, les graphistes assimilent la mascotte chinoise à la sous-traitance surexploitée des ouvrières chinoises. Le mot d’ordre insiste sur le droit des travailleuses : No Medal for the Olympics on Labour Right ("Pas de médaille pour les jeux Olympiques sans les droits des travailleurs").
Toujours sur le thème de la médaille, le groupe World Coalition qui rassemble tous les acteurs engagés pour l’abolition universelle de la peine capitale, associe la médaille d’or au succès édifiant du nombre de peines capitales en Chine. Le slogan Some records must be broken ("Certains records ne sont pas à battre ; pour l’affiche française").
Mais alors, a-t-on tué l’esprit
olympique ?
Tous les acteurs de tous bords cherchent des coupables au crime de lèse-majesté commis contre la flamme olympique de Paris. Untel citera les Chinois, un autre les pro-Tibétains, un tel autre les
activistes des droits de l’homme, mais rarement on a pointé du doigt les membres du CIO.
Pour ma part, je pense que les premiers coupables sont les organisateurs du CIO pour ne pas avoir respecté l’article 2 de la
charte olympique dont je vous soumets un extrait :
"Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine." Cette
simple phrase aurait dû suffire à écarter la candidature de la Chine.
L’esprit des jeux olympiques est mort pour cette année 2008, mais tel un phénix qui a péri sous les flammes, il renaîtra on ne peut mieux en 2012, et vous pouvez en être sur, les organisateurs ne joueront plus avec le feu olympique lorsqu’il s’agira de désigner le prochain pays organisateur des JO.
Serge-Henri Bouvet (Tokyo)Salut, tres bon article de Sergenry, j'ai mis en ligne ses videos et affiches sur mon blog. (Pour la democratie ! )
_________________________________________________
23 Febrero 2008 - Blog d'El Señor Paon.
Dans le monde du sport, tout le monde n'est pas beau, tout le monde n'est pas gentil…
À moins de quelques mois des jeux olympiques d'été en Chine, nous
devons rappeler que ce pays demeure un pays de Non-Droit violemment
répressif qui ne répond pas aux critères internationaux en matière de
droits de l'homme.
Pour que la démocratie ne soit plus une utopie en Chine, ne restons pas
muets et communiquons d'arrache-pied, avec force d'images, pour faire
crouler les fondations sanglantes d'un régime totalitaire et cruel.
Agence de publicité : Sergenry Adresse de l'agence : Tokyo, Japon Réalisation Artistique : Serge-Henri Bouvet Rédacteur publicitaire : Serge-Henri Bouvet Message publicitaire : "Who killed the spirit of the Olympics" Graphiste : Sergenry
Slogan en français: "Qui a tué l'Esprit des jeux Olympiques"
Téléchargez l'affiche en français au grand format
Traduction en anglais : Who killed the Spirit of the Olympics ?
Téléchargez l'affiche en anglais au grand format
Traduction en espagnol : ¿ Quién quiere matar el Espiritu de las Olimpiadas ?
Téléchargez l'affiche en espagnol au grand format
Traduction en italien : Chi ha ucciso lo spirito olimpico ?
Téléchargez l'affiche en italien au grand format
Qui a tué l'Esprit des jeux Olympiques ?
Tu penses quoi ?