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Auteur : Don Lorenjy
Lorsque Carl, machine de combat létale et suréquipée, débarque sur Aria pour une mission de sauvetage de cette planète-colonie il n'est psychologiquement encore qu'un enfant. Une pièce de choix pour les Furets qui viennent assaillir son cerveau, alors même qu'il lui faut découvrir ce qu'il fait là, qui il est, et surtout qui il veut devenir. Ses compagnons ont succombé, mais saura-t-il, lui, se rendre maître de son destin et faire le choix d'être un homme ? Aria des brumes est bien plus qu'un magnifique roman de science-fiction, c'est le récit d'une reconquête volontaire de ce qui rend humain... Premier roman de Don Lorenjy, ce texte à la langue magnifiquement maîtrisée promet une belle carrière d'écrivain à son jeune auteur.

J'écoute :

McFly : Tous leurs albums et notamment leur dernier "Radio Active". Et dans le même style Busted, Son of Dork, The Click Five etc. De la pop british, drôle et complétement déjantée. J'aime beaucoup.

Zazie : "Zest of" puisque j'y trouve presque toutes mes chansons préférées.

Benabar : "Infréquentable". Je trouve son dernier album plutôt sympa.

Et encore et toujours Saez : 
ici et

nouveauté :

Charlie Winston "Make way"

Sliimy "Wake up" à découvrir sur my space








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Jeudi 17 mai 2007

Les employés français sont les plus râleurs au monde devant les Britanniques et les Suédois ex aequo, tandis que les Irlandais sont ceux qui se plaignent le moins, selon une étude publiée lundi.

 

"Il est intéressant de noter qu'après (les ressortissants de) la France, la Grande-Bretagne et la Suède, ceux qui se plaignent le plus de leur travail sont les Américains alors que ce sont eux qui ont, de loin, les plus hauts niveaux de revenus par rapport au coût de la vie", a souligné Charlotte Cornish, directrice du groupe de recherche britannique FDS qui a réalisé cette étude.

 

C'est en Irlande que les employés sont les moins râleurs, derrière la Thaïlande et les Pays-Bas.

 

Plusieurs facteurs ont été pris en compte pour cette étude: l'opinion sur le niveau des salaires, le rapport entre revenu et coût de la vie, la durée hebdomadaire du travail et l'empiètement du travail sur la vie personnelle.

 

Les Japonais affichent le moral le plus bas de l'échantillon international interrogé mais ils ne se plaignent pas outre mesure puisqu'ils apparaissent au douzième rang en termes de récriminations.

 

En matière de moral face au travail, ce sont les Néerlandais qui arrivent en tête, suivis par les Thaïlandais et les Irlandais. L'Allemagne est avant-dernière, juste devant le Japon.

 

L'étude, intitulée "Ce que veulent les travailleurs - une étude mondiale des attitudes face au travail et à l'équilibre entre travail et vie", a été réalisée au second semestre 2006 dans 23 pays auprès de 13.832 employés âgés de plus de 18 ans.

 

© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 14/05/2007 - 17h32

dernière mise à jour : 15/05/2007 - 09h02

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Jeudi 17 mai 2007
Les pique-assiette aiment la discrétion. Leur crainte? Etre démasqués par les attachés de presse ou les agents de sécurité. Germain Pire fait partie de ces individus qui chassent l’invitation sur la Croisette.

Ce Parisien de 36 ans adore les raouts mondains. Ses objectifs sont clairs :«Je veux rentrer dans les fêtes les plus classes pour boire du champagne, prendre en photo les stars et rencontrer de jolies filles. Même si, pour l’instant, je ne fais que les regarder.»

Mais pour jouir de ce beau programme, Germain doit faire sa moisson d’infos. Couché à 7 h dumatin, le réveil de notre homme sonne à midi. Dès 13 h, il passe une trentaine de coups de fil à ses amis journalistes ou assistantes dans le cinéma. « Etre ami avec un chargé de communication influent vous ouvre toutes les portes…
Il faut aiguiser son réseau, jouer la carte sympathie », lance-t-il, sans rire. Avant de guincher, Germain se verrait bien monter les marches.
Armé d’un smoking de location, d’un nœud pap et d’une bonne dose de culot, le pique-assiette doit savoir accepter les refus au pied du tapis rouge : « J’obtiens environ une invitation pour quarante demandes.» La nuit tombée, il part à la recherche de la soirée où il faut être : «J’ai imprimé des fausses cartes de visite. Je me déclare de la presse car j’écris pour une newsletter un peu bidon.» Quand la tchatche ne suffit pas, il faut ruser :«Je suis entré dans une fête car je suis arrivé avec une coupe de champagne vide devant la porte. Le videur a cru que j’étais juste sorti passer un coup de fil.»

Cédric Couvez


20Minutes.fr, éditions du 15/05/2007 - 17h26

dernière mise à jour : 16/05/2007 - 12h40

Par ainsisoisje26
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Jeudi 17 mai 2007

Mercredi 16 mai 2007, 09h01

L'aéroport d'Amsterdam-Schiphol est, depuis mardi, le premier à utiliser un nouveau détecteur capable de voir à travers les vêtements.

 

L'image rendue pas ce scanner dessine les contours du corps, rendant la détection d'armes, de drogue ou de monnaie cachée plus aisée. Ce système est plus rapide et plus efficace que toutes les autres méthodes de détection, selon l'aéroport. Afin de protéger la vie privée des voyageurs, les images sont analysées par un vigile dans une pièce séparée, et les visages sont rendus méconnaissables.

 

L'aéroport utilise à présent deux de ces détecteurs, et quinze autres doivent être mis en service prochainement. Pour l'instant, les voyageurs ont le choix entre le nouveau ou l'ancien détecteur. Le second choix inclut la possibilité de fouilles

Par ainsisoisje26
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Jeudi 14 juin 2007

 

S.L. (lefigaro.fr), avec AFP.

 
 Publié le 13 juin 2007



L’acteur estime que «les promesses de Sarkozy sont très bonnes».

 
Après Roger Hanin, Faudel, Johnny Hallyday ou Pascal Sevran… Gérard Depardieu ? L’acteur, longtemps plutôt classé à gauche, a fait mercredi sur RTL une véritable profession de foi en faveur de Nicolas Sarkozy.
 
«Ce qu'il faut c'est réveiller les gens. D'ailleurs les gens s'intéressent de moins en moins à la politique, ils s'intéressent à un changement», a lancé un Gérard Depardieu très en verve. Avant d’ajouter : «ce que [les gens] veulent, c'est essayer de travailler, de comprendre les promesses de Sarkozy qui sont très bonnes, parce que les autres sont minables en face, on ne sait même pas de quel parti ils sont, ils sont plantés de partout, on s'en fout !».
 
«Mai 68, on s’en fout !»
 
Lorsqu’on lui demande si cette sortie vaut ralliement au nouveau chef de l’Etat, l’acteur réplique : «Mais être sarkozyste c'est quoi ? Je suis devenu intelligent. Je ne me bloque pas sur des choses qui sont désuètes».
 
Et le héros des «Valseuses» de poursuivre : «C'est vrai que 68, on s'en fout ! Tous les mômes que je vois, ils n'ont qu'une envie c'est de travailler, ils ont tous voté Sarkozy».
 
La prise de position de Gérard Depardieu correspond en tous cas à l’image que les Français ont de lui. Dans un sondage CSA pour VSD datant du 28 février dernier, l’acteur le mieux payé de France était classé «plutôt de droite» par 57% des personnes interrogées.
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Mardi 7 août 2007
LE MONDE | 06.08.07 | 15h38

"Sarko facho, Gynéco collabo", les sifflets et insultes ont accueilli, jeudi 2 août au soir, en Suisse, le rappeur français Doc Gynéco, qui devait ouvrir, avec son concert gratuit, les Fêtes de Genève, qui se tiennent au bord du Lac Léman jusqu'au 12 août.

"Vendu", "T'es un clown", insultaient les protestataires en lançant des projectiles sur la scène : canettes, bouteilles de verre, etc. Le rappeur s'est réfugié dans les coulisses et "nous avons préféré arrêter le concert pour des raisons de sécurité", explique à La Tribune de Genève l'organisateur, Jean-Philippe Haas.

Les fauteurs de trouble n'ont, semble-t-il, pas apprécié le ralliement de Doc Gynéco à Nicolas Sarkozy. Adhérent à l'UMP, le rappeur a apporté son plein soutien à Nicolas Sarkozy lors du congrès d'investiture du candidat à l'élection présidentielle, le 2 septembre 2006 à Marseille. Mais il a surtout publié au début de l'année un ouvrage controversé où il dénonce "le tempérament d'assistés" des habitants des banlieues : Les grands esprits se rencontrent : 2007, Sarkozy et moi, une amitié au service de la France (Ed. du Rocher). Sa confiance dans la politique du président Sarkozy ne semble pas partagée par tous à Genève : des appels à la manifestation avaient été lancés sur Internet avant le concert. La police avait procédé à des contrôles préventifs. Les organisateurs s'attendaient bien à des remous, mais pas à de tels incidents. Après les événements, deux Genevois, l'un de 40 ans, l'autre de 27 ans, ont été arrêtés pour "opposition aux actes de l'autorité". Le plus jeune avait un taux d'alcoolémie très élevé, affirme La Tribune de Genève. "Quand on est artiste, on se fait souvent critiquer, c'est normal", a réagi Doc Gynéco à la chaîne de télévision suisse TSR Info. Les organisateurs ont l'intention de porter plainte contre les fauteurs de troubles. "Ces concerts sont gratuits, nous essayons simplement d'inviter des artistes qui plaisent au plus grand nombre, explique Jean-Philippe Haas. Si on doit vérifier les positions politiques de chaque chanteur avant de l'inviter, on ne fait plus rien !" Les Fêtes de Genève rassemblent chaque année des milliers de personnes durant la première quinzaine d'août.

 
Anne Rodier
Article paru dans l'édition du 07.08.07.
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Samedi 10 novembre 2007

Par Guillemette Faure (Rue89)    11H45    09/11/2007



Courir avec un iPod, c'est tricher. Faire de la course à pied avec de la musique dans les oreilles, c'est dangereux. Ce sont les deux arguments avancés par l'USA Track & Field, la fédération de course à pied américaine, qui vient d’interdire l'usage d'écouteurs et de baladeurs musicaux.
 

D’après le New York Times, la décision s'explique aussi par des raisons financières: les assurances auraient beaucoup augmenté si les organisateurs de course ne s'étaient pas décidés à interdire les baladeurs musicaux.

 

Aux Etats-Unis, les compétitions américaines commencent à mettre l’interdiction en application. Au mois de juin, au marathon de Duluth dans le Minnesota, des bonnes volontés ont collecté les iPod au départ de la course, et les ont renvoyés ensuite aux participants. Trente coureurs ont été disqualifiés pour avoir enfreint la règle.

 

En France, la réglementation n'a pas encore été modifiée

 

Et en France? "A ce jour, il n'y a rien qui interdit l'utilisation d'iPod ou autres baladeurs musicaux lors de courses sur route", nous explique Jean-Marie Grall, un des experts de la fédération française d’athlétisme. Il n’exclue par une interdiction à venir: "Les documents officiels de l’IAAF (Fédération Internationale) ont été modifiés dans ce sens lors du dernier congrès d'Osaka." Mais la réglementation française de 2008, éditée il y a quelques jours, n'y fait pas référence. "Conclusion: le 6 avril 2008, je serai heureux de vous voir au départ du marathon de Paris... avec baladeur et casque."

 

On sait que Nicolas Sarkozy court en écoutant Elvis Presley et Didier Barbelivien. Et les autres sportifs, qu’en pensent-ils? "A Osaka, sur le terrain d’échauffement, plus de la moitié des gens avaient de la musique dans les oreilles", nous raconte Vincent Zouaoui Dandrieux, spécialiste du 3 000 mètres steeple, qui a participé aux derniers championnats du monde. Pour ses longs footing d’entraînement, il a un peu de tout dans son baladeur MP3, Jay-Z, "des requiems de Mozart", Calogero, du rap, "Foule sentimentale" d’Alain Souchon…

 

Il le garde avec lui pour tromper la solitude quand il s’entraîne, et pour se retrouver "dans son monde" en salle d'appel. Mais il n’envisagerait jamais de le porter en compétition. "Question de respect envers les autres, je ne me vois pas courir avec un MP3. Et puis ce ne serait pas gérable, je porte le moins de choses possible pour être plus léger… "

 

"Peut-être que ça donne des ailes, mais je ne dirais pas que c'est dopant"

 

Exit donc l’idée d’un avantage compétitif. "Peut-être que ça donne des ailes si on aime une certaine musique, mais je ne dirais pas que c'est dopant", rigole t-il. Peu de chances donc que l’agence antidopage se mette à inspecter les oreilles des coureurs.

 

Autre avis recueilli auprès de Laurent Jalabert. L’ex-champion cycliste a couru le marathon de New York (en 2h55) et s’est mis au triathlon. Oui, il a un iPod, mais non il ne l’utilise pas quand il court. D’abord parce qu’il a besoin d’entendre les voitures arriver alors qu’il s’entraîne en courant sur route à contre-sens. Et surtout parce qu’il préfère s’écouter.

"C’est une habitude d’écouter ma respiration. Si on ne s’entend pas, on maîtrise moins l’effort. On court au rythme de la musique plutôt que de son propre corps."

Par ainsisoisje26
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Lundi 26 novembre 2007
LE MONDE | 24.11.07

Un blog pour te dire "emmajetaime.com". Signé Paul. Ce message est accompagné du visage d'une femme aux cheveux mi-longs dessiné au pochoir. Difficile d'échapper à cette déclaration d'amour. Depuis quinze jours, au gré de campagnes d'affichage sauvage dans les rues de Paris, d'annonces publicitaires dans les journaux, à la radio ou sur le petit écran, les émois de Paul sont de notoriété publique.

Au point de susciter la curiosité et de captiver les amateurs de devinettes. Sur Internet et dans les médias, chacun se pose la question. Qui est Paul, ce jeune homme de 32 ans selon les informations qu'il livre dans son blog, lors du début de l'aventure, lundi 12 novembre ? Est-il prêt à débourser un petit pactole, à l'instar d'une marque, pour déclarer sa flamme et reconquérir la femme de sa vie ? Tous les ingrédients de ce que les publicitaires qualifient de "buzz" sont réunis.

Assez vite, les blogueurs qui ont mené l'enquête et relayé ainsi l'opération ont trouvé des indices. En recherchant qui avait déposé le nom du blog, ils ont découvert l'agence publicitaire La Chose.

L'histoire d'amour était donc d'abord une affaire publicitaire. Mais pour quel client ? Annonces jaunes, ont dit certains, se rappelant une campagne virale élaborée par cette agence avec des sosies d'hommes politiques. MMA (Mutuelles du Mans Assurances), ont affirmé d'autres, jouant sur le nom de l'élue. Les parfums Jean Paul Gaultier, ont tenté quelques voix.

CAMPAGNE TOUS AZIMUTS

Du côté de l'agence, le secret est de mise. La "révélation", comme il est convenu d'appeler l'ultime phase de cette campagne, devrait être faite fin novembre. Mais pour lever un coin du voile, comme l'a fait la Correspondance de la publicité, il faut analyser tous les médias qui ont diffusé le message.

Qui vend les espaces publicitaires sélectionnés en radio comme dans les journaux, à la télévision ou sur Internet ? Ou même l'espace d'affichage sur les distributeurs de presse Relay ? Une seule et même régie, celle de Lagardère publicité.

L'objectif de la régie est de prouver à ses clients qu'elle peut orchestrer une campagne publicitaire tous azimuts. Et ce qu'elle a réussi pour Paul, elle peut le faire pour Jacques ou toute autre marque. Pour l'instant, l'agence La Chose se dit plutôt satisfaite de l'engouement suscité par la recherche d'Emma.

" De beaux messages d'amour, cela intrigue et intéresse tout le monde. Je suis frappé par le côté amplificateur d'Internet. Les blogueurs parlent d'Emma et près de 40 000 personnes ont visionné la vidéo placée sur YouTube et prise lors de la projection nocturne de son visage sur les murs des immeubles des quais de Seine", explique Pascal Grégoire, cofondateur de La Chose.

Reste à savoir comment les blogueurs réagiront après la révélation.

 
Laurence Girard
Article paru dans l'édition du 25.11.07.
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Dimanche 10 février 2008
Au début des années 1970, la France était coupée en deux. La moitié des Français n’avait pas le téléphone et l’autre attendait la tonalité. À bientôt la fin des années 2000, la moitié des Français n’a pas internet à domicile et l’autre moitié qui, pour la quasi-totalité a opté pour le haut débit (de type ADSL), bénéficie d’une qualité de service souvent déplorable y compris dans les grandes zones urbaines, Paris et villes de la première couronne compris.

Et le débit constaté est très inférieur au maximum théorique. Pour le vérifier, le site 60 millions de consommateur propose un outil de test du débit de votre connexion internet.

Pour l’attester, le « Baromètre des plaintes des consommateurs  » de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) rendu public le 6 février fait état d’une progression des plaintes des consommateurs de 46 % en 2007 par rapport à 2006 avec un total de 109 532. Et les plaintes liées à la téléphonie et internet se classent en première position avec 28 % du total.

La dérégulation du secteur des télécoms a permis de stimuler la concurrence notamment en supprimant le monopole des acteurs historiques dans les télécoms. Celle-ci s’est par ailleurs traduite par une inflation réglementaire. Son bilan est toutefois contrasté. Elle a permis des baisses de prix et l’innovation marketing a été motrice, mais a rompu les économies d’échelle et inhibé l’effort de R&D, synonyme de baisse des coûts et donc des prix futurs. Focalisée sur un a priori favorable à la concurrence, elle a négligé la qualité de service rendue à l’utilisateur final.

La pression sur les prix a en effet incité les acteurs à rechercher en priorité la baisse du coût de production. Il en est résulté une pratique systématique de la sous-traitance et de l’infogérance (des centres d’appel, de la maintenance, des systèmes d’information) au détriment de la qualité. Alors que paradoxalement avec internet les clients sont devenus mieux renseignés et plus exigeants (effet combiné des moteurs de recherche, des forums et des blogs), il n’est plus supportable d’avoir un décalage entre le clic et la réalisation de l’action associée.

Les offres de « multiple play » sont apparues grâce aux « boxes » qui permettent un accès unique à la téléphonie, à internet haut débit et à la télévision numérique. Dans ce contexte, Free a été pionnier avec l’introduction du concept de « Box ». Les autres opérateurs, en particulier l’opérateur historique France Télécom ont suivi. Cette innovation marketing dans l’offre s’est également retrouvée chez les opérateurs de téléphonie avec le troisième acteur Bouygues qui proposa le forfait pour les portables.

Aujourd’hui en France, le marché s’est concentré autour de 4 opérateurs : Orange, Neuf Télécom, Free et Alice. Ils proposent tous des forfaits mensuels autour de 29,9 euros. La différenciation s’effectue plus que jamais dans la qualité de service ou l’absence de celle-ci.

Qui n’a pas voulu se connecter à internet à un moment crucial et n’a pas pu à ce moment précis en disposer (par exemple, déclaration d’impôts dans les derniers jours, sites de ventes privées dans un intervalle temporel restreint, chat ou skype avec un correspondant, site boursier, etc.) ! Constater que la connexion est impossible dans ces moments devient inacceptable. Dans de telles situations parfois le téléphone associé à la box est HS et il est nécessaire d’appeler la hotline avec un autre moyen : recourir à la ligne fixe de l’opérateur historique (si l’on n’a pas opté pour un dégroupage total ce qui représente parfois une sécurité complémentaire), appeler la hotline via un portable ce qui est onéreux, voire se rendre dans une cabine téléphonique à proximité... Avec ces dysfonctionnements répétés, on se croirait revenu au Web 0.0 et on se dit que n’est pas crétin qui veut ! Les désagréments d’internet ne se limitent pas seulement à la connexion. Par exemple, à cause des spams, on en revient au courrier physique qui arrive dans plus de 99,9 % des cas alors que bon nombre de courriers sollicités atterrissent parfois à tort dans le dossier spam de nos messageries ce qui nous oblige à faire les e-poubelles.

Force est de constater que si la qualité de service est parfois déplorable, les réponses apportées par plusieurs hotlines ne sont guère commerciales. La gentillesse des téléopérateurs contraste singulièrement avec le discours décalé qu’ils répètent machinalement. Des solutions peu pratiques du type « demandez à un ami de vous prêter une box » (qui n’en aura pas la jouissance pendant le temps du prêt sans compter les contraintes de transport de celle-ci) ou « connectez-vous sur un autre poste pour changer les paramètres de votre compte » sont déclinées. Les clients sont pris pour des simples usagers. Concrètement, on peut nous proposer de faire un reboot ou un « hard reboot » qui consiste à débrancher et rebrancher à 5 reprises sa box. Ou encore de se rendre sur l’interface de gestion sur le site internet (encore faut-il disposer d’un accès nominal ou se rendre à un cybercafé ou chez un voisin ou un ami) pour régler le « ping », ce qui est complexe pour un internaute novice. Le plus simple consiste à se rendre au préalable sur le site de l’opérateur et à lire l’ensemble des cas d’erreurs répertoriées lorsque la ligne internet fonctionne pour recueillir des réponses potentielles aux futures pannes et les enregistrer. Dans ce contexte, Madame Michu qui fait ses premiers pas sur internet risque d’être déroutée et la fracture numérique n’est pas prête d’être résorbée. Après plusieurs tentatives pour rétablir à distance la connexion, on peut même claironner un « c’est tombé en marche ! » lorsque l’accès à internet est à nouveau opérationnel.

L’AFUTT (Association française des utilisateurs de télécommunications) s’est récemment inquiétée du risque de dégradation de la qualité des FAI. Elle avait formulé une triple réponse : « Si, comme les standards de qualité l’exigent, les hotlines répondaient aux appels en moins de 1 minute, personne ne parlerait du coût de l’attente. Si, en outre, la réponse permettait de rétablir rapidement un fonctionnement normal de la ligne ou du service, le coût de l’appel serait moins controversé. Enfin, si le taux de dysfonctionnement par accès tombait en dessous de 0,25 % (une panne par an), les hotlines seraient moins surchargées et la qualité réelle au rendez-vous  ».

Dans notre société où l’on est passé de « la peine à la panne » comme l’affirme Yves Lasfargue, le politique intervient en tant que correcteur de marché, ce qui déplaît aux FAI. On aboutit à un affrontement entre clients mécontents et FAI dans un secteur essentiel pour notre économie.
Les services clients avec des numéros surtaxés en 0825 à 34 centimes la minute devenaient presque des centres de profit alors que ce n’était pas leur vocation initiale. La « loi Chatel » adoptée par l’Assemblée nationale le 20 décembre dernier prévoit ainsi l’interdiction de l’utilisation de numéros surtaxés pour contacter leurs services d’assistance téléphonique.

Pour conserver leurs marges, les FAI risquent d’entièrement délocaliser leurs hotlines. Une conséquence sera que les téléopérateurs n’auront pas nos référents culturels. Et les utilisateurs mécontents devraient être davantage énervés.

Les FAI étant dans une obligation de moyens, l’une des rares possibilités pour l’internaute floué reste l’action collective via les utilisateurs mécontents. Ainsi pour ne pas payer auprès des services client le temps d’attente (celui-ci varie de 30 secondes à 2 minutes 30 selon les FAI d’après une récente enquête), les associations 60 millions de consommateurs et UFC Que choisir ? avaient été motrices. Toutefois lors de la navette parlementaire pour l’examen de la loi Chatel, le Sénat a supprimé cette disposition invoquant une complexité technique de mise en œuvre de la gratuité. Néanmoins lorsqu’à la suite de nombreuses plaintes en 2006, l’association UFC Que choisir ? a saisi la justice, elle a obtenu gain de cause. Dans un communiqué, elle pointait le « manque total de communication » du FAI concerné qualifié « d’autiste ». À ces termes diffamants, le FAI visé avait à son tour entamé une procédure. Finalement au motif qu’il existait « des éléments sérieux pour justifier les critiques formulées », les torts du FAI ont été confirmés.

Le nombre d’internautes ne doit pas se mesurer que quantitativement (et de ce point de vue nous accusons 20 points de retard par rapport à l’Allemagne et au Royaume-Uni), mais également qualitativement. Et les FAI n’ont pas tous une qualité de service digne de ce nom. Le gouvernement peut-être via la nomination d’un secrétaire d’Etat aux NTIC aura du pain sur la planche pour concilier des intérêts antagonistes.

David Fayon (Paris)

Par ainsisoisje26
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Dimanche 10 février 2008
En se baladant dans les rues de différentes villes aujourd’hui, on peut trouver parfois des groupes importants de jeunes rassemblés pour un même mouvement, le mouvement tecktonik.

  À Lille, j’ai pu constater lors d’un rassemblement qu’une pratique de rue de cette danse - tout à fait informelle - donnait l’occasion à des jeunes (généralement autour de 15-20 ans) de se rencontrer. Voir ce qui s’y passe est important : ils dansent, parfois ensemble, au lieu de rester devant la télé, ou entre petits groupes de potes, ou même de travailler. Ils discutent, fument parfois un petit joint... Autour d’un modeste poste de radio. Leurs origines sont variées, on peut parler de mixité sociale (même si ce sont surtout des hommes qui dansent, et que des signes extérieurs (de richesse) troublent le tableau). On remarque par exemple de gentilles tensions entre les mouvements hip-hop et tecktonik.

On est très vite tenté de réduire cette mode à une opération commerciale de grande envergure visant à entretenir un système (capitaliste néolibéral) à l’agonie. En effet, en allant consulter la page consacrée à ce ‘style’ sur Wikipédia, on apprend des choses véritablement édifiantes. Son origine remonte à 2002, lorsque la discothèque française Metropolis (une des plus grosses et des plus chères de France) organise des soirées sur ce thème. Il s’agit alors d’une danse artificielle hybride entre le hardstyle et le jumpstyle. Elle suscite de nombreuses polémiques.

L’aigle héraldique qui la symbolise date des Croisades chrétiennes du Moyen Âge. Il représente directement l’impérialisme occidental et religieux et a été réutilisé de nombreuses fois depuis, par exemple par Bonaparte et Hitler. Dans le contexte de la nouvelle guerre sainte menée par quelques puissances occidentales (France et Etats-Unis en tête), ça fait réagir. Certains parlent d’un marketing gothico-guerre froide.

Par ailleurs, il s’agit d’une marque déposée par Cyril Blanc et Alexandre Barouzdin, il est impossible d’organiser des soirées employant le terme sans leur accord, contrairement aux autres mouvements ou danses. TF1-Entreprises (Filiale de TF1) est depuis décembre 2007 l’agent international de la marque Tecktonik.

À ce sujet, on ne peut que conseiller la lecture de Propaganda, un vieux livre de 1928 écrit par Edward Bernays, visant à promouvoir l’usage de propagande dans les sociétés démocratiques afin de contenir les dérives et manipuler les masses aisément. Destiné aux grands entrepreneurs, aux médias et aux politiques, il propose de voir cette propagande comme une « science des relations publiques » en s’inspirant de son oncle, un certain Sigmund Freud. Démonstrations empiriques et méthode scientifique à l’appui, il pose les bases d’un système qui s’est encore perfectionné et intensifié depuis 70 ans. J’insiste, il ne s’agissait pas d’une critique de la manipulation des masses dans une société de droit et de liberté, mais bien de promouvoir l’instauration de « gouvernement invisible » et d’initier les pouvoirs en place aux « relations publiques ».

Aujourd’hui, le mouvement Tecktonik est une manifestation bien concrète de ce qu’on a tendance à appeler avec négligence une mode. Le phénomène est bien plus grave qu’il n’y paraît, mais présente son originalité : d’importants groupes de jeunes qui se manifestent en toute illégalité (rassemblements non déposés faisant usage d’une marque déposée) pour faire autre chose que des jeux vidéo, du shopping et des fêtes alcoolisées. Certes, ils entretiennent la mode et le capitalisme, mais ils réalisent une action de plus en plus rare : la réunion publique. On peut désormais se demander si l’engouement populaire peut dépasser le phénomène de mode. Soyons un peu optimistes et disons haut et fort : ami du changement revendique !

Nathan B.

  Entropiste (Grenoble)

Par ainsisoisje26
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Dimanche 10 février 2008
A l’approche des élections municipales, l’alerte est une nouvelle fois donnée sur le fichage systématique et ses errements. Le président de la Cnil a édité un guide à l’attention des maires, en guise d’avertissement et des pétitions naissent comme la pétition "Nos enfants sont fichés, ne nous en fichons pas".

Un guide pour mieux informer les maires d’un côté, une pétition pour les inciter à plus de contrôle et de prudence, le fichage systématique des écoliers continue de susciter l’émotion.

La Cnil alerte et fait de la pédagogie

A la faveur de l’approche des échéances électorales, la Cnil sensibilise les maires contre l’utilisation souvent "injustifiée" des fichiers, en éditant un guide de 76 pages destiné à aider les maires et conçu sur le principe de fiches pratiques. Guide téléchargeable sur le site www.cnil.fr.

La loi "informatique et libertés" de 1978, révisée en 2004, réglemente l’usage des fichiers, mais "les maires des petites et moyennes communes sont souvent déstabilisés en découvrant des problématiques qui leur avaient échappé", a expliqué le président de la Cnil Alex Türk à la presse.

Listes électorales, fichiers cadastraux, dispositifs de vidéosurveillance, systèmes biométriques, les collectivités multiplient les fichiers automatisés comportant des données personnelles. Cette profusion tend à banaliser l’usage du fichier informatique. Or, la loi n’autorise pas n’importe quoi. Parmi les exemples donnés par le guide de la Cnil est rappelé que l’accès à l’état civil n’est pas ouvert au tout-venant même à un généalogiste amateur. De même, la communication d’informations cadastrales doit se prémunir contre les utilisations à des fins commerciales.

La Cnil est pour le moment bienveillante envers les collectivités. Elle appuie surtout sur la touche "pédagogie". Elle détient pourtant de par la loi un pouvoir de contrôle et de sanction (cela va de la simple mise en demeure à des amendes de 300 000 euros), mais sa "une cible prioritaire" reste pour l’instant les entreprises et les grandes administrations.

"Nos enfants sont fichés, ne nous en fichons pas"

C’est le libellé d’une pétition nationale attachée à une initiative de la Ligue des droits de l’homme et signée par plusieurs autres organisations. La pétition est en ligne sur le site de la Ligue des droits de l’homme qui présente la démarche ainsi :

"Les élus, et donc les candidats aux municipales, ont de nombreuses possibilités d’expression pour s’opposer à la mise en place de ce fichier informatique qui veut ficher tous nos enfants. Sollicitez-les. C’est le moment.

Depuis quelques années, le nombre de fichiers informatiques est en constante augmentation dans notre pays. L’Education nationale n’a pas échappé à cette évolution dangereuse pour les libertés publiques notamment avec l’expérimentation de « base élèves » dans les écoles maternelles et primaires et l’évolution parallèle du fichier SCONET dans le secondaire. Dans ces fichiers, sont recueillies des données sensibles qui posent des problèmes liés à la protection de la vie privée d’autant plus que certains champs peuvent être accessibles aux maires, compte tenu de l’accroissement de leurs prérogatives par la loi dite « prévention de la délinquance ». Agissant au sein de divers collectifs locaux, de nombreux citoyens se sont déjà inquiétés des utilisations possibles de ces outils informatiques. A l’initiative de la Ligue des droits de l’homme, un certain nombre d’organisations (ndlr : énumérées sur le site) lancent une pétition nationale pour demander l’arrêt de l’expérimentation « base élèves » et la remise à plat de l’ensemble des dispositifs informatiques existants contenant des données relatives aux enfants afin que soient assurées les garanties nécessaires notamment aux parents et aux enseignants en termes de protection des libertés publiques."

Cette pétition, ouverte à d’autres organisations et à tous les citoyens, est sur le site de la Ligue des droits de l’homme.

Le site de la Ligue des droits de l’homme et la pétition.


La Taverne des Poètes (Quimper)

 
Par ainsisoisje26
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